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Full text of "La survivance (1935-11-06)"

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A LÉ: CAE 


la paix de Dieu. 


Abbé Bergey. 


DE RETOUR 


_ Son Excellence Mer J. Guy, OM, 
vicaire apostolique de Grouard est ar- 
rivé samedi soir d’une tournée de con- 
firmation dans l'Est américain. 
Monseigneur est parti pour Grou- 
ard, lundi. 


Mer. Grandin 
LA CAUSE DU SERVI- 
TEUR DE DIEU EST 


À L’ETUDE PAR LA 
S. CON. DES RITES 


MORT EN 1902 


Un cablogramme venant de la Cité 
vaticane, annonce que la Congréga- 
tion des rites est réunie au Vatican 
pour discuter la cause de canonisa- 
tion du serviteur de Dieu, Vital Jus- 
tin Grandin, OMI, mort à St-Al- 
bert, Aïberta, en 1902 après avoir été 
. 82 ans évêque du diocèse de St-Al- 
: bert. 

L'autorité ecclésiastique du diocèse 
d'Edmonton a procédé en 1929 à l’en- 
quête canonique nécessaire pour éta- 
‘4: blir la sainteté et l'héroïcité des ver- 
% tus de Mgr Grandin. Un volumineux 
À dossier fut alors envoyé à Rome et 
#4 est actuellement devant la congré- 
n gation des rites. Le corps de Mgr Vi- 
H tal Justin Grandin repose aujour- 
S d'hui dans la crypte de l’église de St- 
Æ Albert et les populations attendent le 
Æ jour où l'auréole de la sainteté sera 
officiellement décernée à ce saint 6- 

F vêque de l'Ouest. 


| TEMOIGNAGE 
| DEM.BEATTY 


L’'ECONOMIE POLITI- 
QUE DANS LES UNI- 
VERSITES 


LONDON -— Pendant un discours à 
l'Université Western, où il recevait le 
1 titre de docteur en droit honoris cau- 
‘sa, M. Edward Beatty, chancelier de 
l'Université McGill et président du 
i Pacifique Canadien a déclaré que si 
les Universités donnaient sans contre- 

dit un excellent enseignement en ma- 

tière de beaux-arts et de sciences ap- 
1l pliquées, 1 n'y avait pas Heu cepen- 
; dant de s'ennorgueillir de leur ensei- 
gnement en matière d'économie po- 


Selon M. Beatty, la jeune généra- 
tion par manque d'étude profonde, & 
’esprit largement teinté d'idées socia- 
listes, Elle ne vient pas aux idées so- 
cialistes par le chemin de la logique 
et de la réflexion, du raisonnement 
et de l'intelligence, mais par la voie 
des émotions à fleur de peau, du mé- 
ntentement amer d'un ordré de 
oses qu'elle ne prend pas la peine 
de scruter en vue de l'améliorer. 


TE 


Le paix des hommes, avec l'anéan- 
tissement de leurs canons, la réduc- 
- tion de leurs baionnettes et l’accep- 
tation loyale de l'arbitrage ne sera et 
ne peut être que la conclusion, la 
conséquence de la paix intérieure de 


l'abbé Tessier 
au poste CRCM 


LA TRAVERSEE DE L'OCEAN PAR NOS ANCE- 
TRES — TABLEAU DES NOMBREUSES DIF- 
FICULTES — LES COLONS DE LA N.-FRANCE 
ONT SUIVI PENDANT 250 ANS LA MEME 
VOIE DOULOUREUSE. 


| 


Mieux comprendre nos ancêtres 


M. l'abbé Tessier du Séminaire des 


& . ses CE 
Trois-Rivières continue sa série de 


conférences radiofusées par le poste 
CR.C.M. Il a traité, la dernière fois, 
des difficultés qu'ont eues pour la 
traversée de l'Atlantique, les premiers 
colons et les premiers soldats, venus 
dans la Nouvelle-France. 

M. l'abbé Tessier a donné cette con- 
férence comme représentant de l'U- 
niversité Laval de Québec et sous les 
auspices du comité de la radio pour 
la conférence universitaire. 

“Le premier obstacle auquel nos 
ancètres durent s'attaquer pour venir 
au Canada, dit l'abbé Tessier, était la 
traversée de l’océan. Un obstacle avec 
lequel il fallait compter et qui. ren- 
dait encore plus lourd l’abandon d'un 
foyer où régnaient la sécurité et la 
sérénité de la vie familiale! 

Toutes les légendes horrifiques sur 
l'océan n'avaient plus cours, alors; 
mais les risques de mort existaient 
toujours pendant une traversée de 6 
ou 8 semaines. Les moyens de trans- 
port qu'on considèrerait aujourd'hui 
comme des barques à peine convena- 
bles pour le Saint-Laurent, n'étaient 
pas très rassurants. 

“On peut imaginer, ait M. l'abbé 
Tessier, la danse macabre à laquelle 
se livraient ces bateaux primitifs lors- 
que la mer était agitée.” 


(Suite à la page 5) 


CHARBON 
ALBERT AIN 


À LONDON 


Six villes de l'Ontario achè- 
teraient du charbon 
en Alberta 


LONDON, 
à la Commission du bien-être qu'on 
achèterait une certaine quantité de 
charbon albertain pour fin de se- 
cours. 

Ce rapport de London a été reçu 
avec satisfaction dans les milieux 
commerciaux. 

L'Ontario offre à l’Alberta un mar- 
ché de 40,000 tonnes de charbon dont 
le % pour Toronto seulement. 

Un personnage dans le gouverne- 
ment ontarien aurait déclaré qu'au 
moins 6 centres de l'Ontario achète- 
ront du charbon de l'Alberta. 


LE RECORD DE LA 
CRIMINALITE 


WASHINGTON — Le procureur gé- 
néral Cunnings qui vient d'arriver 
d'Europe où il a fait une étude des 
prisons et de la police, à affirmé que 
les Etats-Unis, proportion gardée, ont 
plus de citoyens en prison que nul 
autre pays. Compte fait de la diffé- 
rence entre les populations, les E.- 
Unis ont 7 fois plus de prisonniers 
que l'Angleterre, 4 fois plus que la 
Belgique et 2 fois plus que la Fran- 
ce. 


t 


Ont. — TI] a été décidé! 


LORD ET LADY TWEEDSMUIR A QUEBEC — RECEPTION A OTTAWA — 


DES ESPERANCES AU NOUVEAU 
GOUVERNEUR -—— PREPARATION DE LORD TWEEDSMUIR A SON 


LE CANADA INSPIRE DE GRAN 


ROLE. 


HOMMAGES À LA RACE FRANCAISE 


QUEBEC — Ie nouveau Gouver- 
neur général du Canada et Lady 
Tweedsmuir sont arrivés à Québec, 
samedi, accompagnés de leur plus jeu- 
ne fils, l’hon. Alostair Buchan. 

Son Excellence a prêté le serment 
d'office, samedi soir, dans la vieille | 
capitale au milieu des plus brillantes 
cérémonies et des plus hauts digni- 
taires. 


“DIEU ET PATRIE ” 


La bienvenue de Québec 


Le maire Nolan à aussi Iu une a- 


dresse de bienvenue au nom de la 
ville. 


HOMMAGES A LA RACE 
FRANCAISE 


Déjà durant son séjour à Londres, 


: Lord Tweedsmuir déclarait qu’il en- 


tendait étudier davantage l'histoire 
ae notre pays eb des races qui le com- 


Le Gouverneur en uniforme offi- | posent et il rappelait “que le Canada 


ciel à juré “de servir son roi iaète- | 
ment, dans son office de Gouverneur | 
et de commandant en chef de ce 
pays.” Le premier ministre du Cans- 
da a souhaité la bienvenue au nou- 
veau Gouverneur. 

“C'est une joie pour nous, dit l’hon. 
M. King, de souhaiter la bienvenue à 
celui qui est déjà avantageusement 
connu dans ce pays et qui y compte 
de nombreux amis.” 

En réponse à ces paroles de bien- 
venue, Son Excellence déclara “qu’il 
apportait un message d’admiration et 
de confiance pour ce que le Deublel 
du Canada avait fait et pour ce qu'il| 


fera.” | 
A OTTAWA | 
OTTAWA — Le Gouverneur est ar- | 


rivé à Ottawa lundi le 4 novembre. 
Le premier ministre, le chef de l'op- 
position, M. Bennett et les membres 
du cabinet et du corps diplomatique 
ont recu Son Excellence à la gare. 

Le premier acte du Gouverneur a 
été de recevoir le serment d'office de 
M. Gardiner, ministre de l‘Agricul- 
ture. 


SOEUR ANGLICANE | 


CONVERTIE 


NEW-YORK — Une soeur 
anglicanne s’est convertie au 
catholisme et baptisée sous con- 
dition par le KR. P. Joseph Mc 
Corley, C.S.P., de l'église St- 
Paul de New-York. 

On rapporte que la convertie 
entrera .dans .un .noviciat ..de 
lune des Congrégations de re- 
ligieuses catholiques de l'Est de 
la ville. 


ILS NE SONT PAS 
CONTRE LA 
GUERRE 


Des journaux d'Europe ont maintes 
fois dénoncé la nouvelle tactique des 


communistes qui, sous le couvert de 
lutte contre la guerre et le fascisme, 
essaient d'enrôler dans leurs organi- 
sations des citoyens respectueux de 
l’ordre. Cette tactique s'exerce au Ca- 
nada. Tout un groupe de l’une de nos 
Universités catholiques en a été vic- 
time il y a quelques mois. Profitant 
‘des circonstances, la propagande se 
fait actuellement plus active que ja- 
mais. ‘ 

Les catholiques ont leurs sociétés 
pour la promotion de la paix mondia- 
le: la Pax Romana, par exemple, Xls 
sauront se garder des autres organi- 


| sations. 


POLITIQUE PROVINCIALE 


ELUS PAR ACCLAMATION 


Le premier ministre William Aber- 
hart a été élu par acclamation dans le 
comté de Okotoks High River. Dans 
le comté d'Athabaska, l'hon. C. ©. 
Ross, ministre des terres et des mi- 
nes à aussi été élu par acclamation. 


DE L'AIDE AUX CHOMEURS 
CELIBATAIRES 


L'hon. W.-W. Cross, directeur pro- 
vincial du service de secours vient 
d'annoncer la prochaine mise en for- 
ce d'un plan d'aide aux chômeurs cé- 
Hbataires. L'exécution de ce plan en- 
couragerait. cette catégorie de chô- 
meurs à se procurer de l'emploi sur 


| 


des fermes pendant l'hiver. Chaque 
chômeur célibataire recevra une va- 
leur de $7.50 pour habits et $5 comp- 
tant pour le premier mois. Ce der- 


possède un élément français qui cons- 
titue une de ces minorités raciales qui 
sont pour l’Empire un apport d’une 


ms | Ciens et plus sympathiques envers la 


PREDICATEUR 


Le R. P. A. Lortie, prêche- 
ra à St-Joachim, du 10 
au 17 novembre. 


H nous fait plaisir d'annoncer 
aujourd'hui que le R. P. 4 Lor- 
tie, O.M.I. prêchera une sermaine 
de mission à Ia paroisse de St- 
Joachim ici à Edmonton. IL com- 
mencera dimanche soir jusqu’au 
dimanche suivant le 17 novem- 
bre. 


Le R. P. À. Lortie, O.M.I. 


La renommée du KR. P. Lortie 
n'est plus à faire, Né à Ottawa 
en 1881, il a fait ses études au 
collège de Loyola de Montréal, A- 
près ses études théologiques chez 
les oblats à l’université d'Otta- 
wa, il fut envoyé au Ceylan, où 
il fut professeur de littérature au 
collège de St Patrice à Ja£fna et 
recteur de cette institution. Il re- 
vint plus tard à Ottawa où il 
s’occupa du journal “Le Droit” 
dont il fut un des fondateurs. Et 
depuis 1916, il a missionné au Ca- 
nada et aux Etas-Unis aussi bien 
en anglais qu'en français. Il ap- 
partietit maintenant au corps de 
missionnaires attaché à l1 Maison 
de St-Sauveur de Québec. Tous 


nier montant augmentera chaque les paroissiens de St-Joachim se fe- 


mois jusqu'à concurrence de $10. Lei 
fermier n'aura qu'à fournir la pen- 


sion et le legement en retour des ser-| 


vices rendus par son ou ses engagés. 


CONFERENCE DE MAIRES 

A. la fin du mois courant et avant 
la conférence interprovinciale d'Ot- 
tawa, le premier ministre Aberhart 
réunira probablement les maires des 
villes de l'Alberta afin de discuter a- 
vec eux les changements nécessai- 
res au maintien de la bonne entente! 
entre elles et le gouvernement, 


(Suite à la page 5) 


ront donc un plaisir de venir len- 
tendre pendant cette semaine de 
retraite ainsi que toutes les per- 
sonnes de langue françaïse qui 
seraient désireuses de.le faire. 


ST-PAUL — Les soumissions pour 
le construction d'un nouveau bureau 
de poste pour lequel le gouvernment 
fédéral a octroyé la somme de $15,- 
000 sont ouvertes. Cette construction 
commencera sous peu. Un lot, voisin 
du magasin de M. Bédard, sera le 
futur lieu d'emplacement du nouveau 

| dent. de .ce.comité.. 


bureau de poste, 


oo = mme ee 


autres. 


# 


portée sociale et psychologique ines- 
timable.” 


A QUEBEC 


À Québec le Gouverneur, après a- 
voir reçu le message de bienvenue du 
premier ministre l'hon. Alexandre 
Taschereau, à répondu que c'était une 
Igloire pour l'Empire d’avoir dans son 
sein plusieurs races et plusieurs tra- 
ditions. ; 

“Parmi ces peuples, a ajouté Son 
Excellence, aucun r’a un meilleur dos- 
sier que le peuple français du Ca- 
nada et aucun n’a des liens plus an- 


Grande-Bretagne. 

L'un de mes plus vifs désirs en 
venant au Canada est de voir da- 
vantage le Québec et son peuple cour- 
tois, laborieux et pacifique. 


LONGUE PREPARATION DU 
GOUVERNEUR 


Comme écrivain, le nouveau Gou- 
verneur est caractérisé par une gran- 
de faculté d'adaptation. Comme hom- 
me public, au cours de ses termes d'’of- 
fice à la Chambre, Buchan, mainte- 
nant Lord Tweedsmuir, fut en étroi- 
tes relations politiques et semi-profes- 
sionnelles avec EL. C. S. Amery, an- 
cien secrétaire des Colonies et des 
| Dominions. Is connaissaient tous 
| deux particulièrement bien l'Afrique 


5 | du Sud et plus d’une fois la rumeur 


ja couru dans les antichambres que 
‘ Buchan serait promu à un poste éle- 
| vÉ dans les Dominions ou les Colo- 


LE PATRIOTISME 
EST OBLIGATOIRE 


MONTREAL — A l’occasion 
’une aliocution prononcée de- 
vant la Ligue féminine catho- 
lique, S. E. Mgr Couturier, O.P., 
évêque d’Alexandrie, a dit: “Le 
Patriotisme pour chaque catho- 
lique est une obligation. 

L’orateur a demandé à ses au- 
diteurs de servir constamment 
les autres par la bonté et la l: 
sainteté. 


PREDICATION 
COMMUNISTE 


LA REVOLUTION 
VIOLENTE 


GLACE-BAY, N.-£. — A l’occasion 
d'un sermon, M. l'abbé Beaton, curé 
de l’église Ste-Anne, à déploré qu'un 
candidat communiste ait recu tant de 
votes, soit 5,260 votes dans Cap-Bre- 
ton-Sud. 

Pour arriver à leur fin, les commu- 
nistes projettent une révolution mon- 


s'est pas caché de le proclamer au: 
sixième congrès communiste, qui a 
préconisé “le renversement, par 1 ! 
violence, de tout l'ordre social tradi- 
tionnel.” L'Eglise catholique élève la 
voix contre pareil projet. 


L'OFFICE DES CEREALES 


OTTAWA — Pour sauvegarder le 
principe de la responsabilité minis- 
térielle, M. King a voulu que la loi 
créant l'office des céréales incombe 
à un comité formé de ministres dont 


les ministères seraient les plus in- 
timement liés à cette industrie. 


C'est pourquoi un comité ministé- 
tiel composé des honorables W. D. 
Euler, ministre du Commerce et de 
l'industrie, Charles Dunning, minis- 
tre des Finances et J. G. Gardiner, 
ministre de l'Agriculture, dirigera à 
l'avenir l'Office fédéral des céréales. 
M. Euler agira en qualité de prési- 


a ————————————— 


diale, affirma le prédicateur. On ne} 


POLITIQUE I 


La terre a 


TROIS PROVINCES DE 


Des tremblements de terre se sont” 
fait sentir le 31 octobre et le jour 
de la Toussaint en divers endroits des 
Etats-Unis et du Canada. Trois pro- 
vinces de l'Est et 17 états américains | 
auraient été affectés d’après les rap-| 
ports des experts en sismographie. 


A SPOKANE 

Une légère secousse a été ressentie 
le 31 oct. particulièrement dans les] 
édifices publics où les vitres faisaient 
grand bruit. 

À 11:41 h. am. la terre tremblait| 
à Lethbridge et 4 minutes plus tard| 
à Calgary où 2 ou 3 secousses sem- 
blent avoir été assez violentes à quel- 
pauses secondes d'intervalle. 


AUX ETATS-UNIS 

La ville d’Helena a été fortement 
secouée à 11:87 h. 158 secousses ont 
été enregistrées dans la suite. | 

La brasserie Kessler s’est effon- 
drée et un homme a été tué. On rap- 
FR des dommages à certains édi- 
fices. 

Le sismographe de l’Université du 
Michigan a enregistré la première se- 
cousse à 1:08, a.m., vendredi, 

.À Baltimore le tremblement a été 
assez fort pour casser des plats. A 
Tolido, Columbus, Westerville, Zanes- 
ville, Dayton, Plattsburg, Manchester 
Let dans plusieurs autres villes amé- 
pee le choc à été assez violent 
pour éveiller ceux qui étaient au re- 


| pos. | 

Eu, 

nus ÎLES CONTRATS 
DE L'HYDRO 


HEPBURN NE VEUT 
PAS QU'UNE EN- 
TENTE S’'ETER- 
NISE 


HEPBURN EST DECIDE A AGIR 
AVEC VIGUEUR 


> 


(Suite à la page 5) 


TORONTO.— Le premier minis- 
Ître Heuburm a déclaré aujourd'hui 
jo il ne permettrait aucune tenta- 
| tive de la part des compagnies d'élec- 
'tricité de Québec pour éterniser les 
négociations avec le gouvernement 
LORS au sujet du différend à 
| propos des contrats de l’'Hydro. Il a- 
: jouta que les compagnies auront un 
i délai raisonnable pour en venir à 
‘une entente. Si on peut signer un 


. | accord le gouvernement proclamera 


le bill qui annule les contrats. 


35 cas de naturalisation ont 
été approuvés 


| Sur les 40 cas de naturalisation qui ' 
| Onb été examinés la semaine dernière 
par M. le juge Tweedie, 35 ont été | 
eæpprouvés. 

Un individu qui reclamait le titre! 
‘ de citoyen a été renvoyé définitive- 
| ment pour avoir été pris en flagrant 
délit de mensonge, 2 fois pendant 
l'examen. 

4 autres individus ont été renvoyés 
à un en. ! 


FEDERALE 


DEUX AUTRES LIBERAUX 
ELUS 

A la suite des recomptages des vo- 
tes on annonce que deux libéraux 
sont déclarés élus dans les comtés de 
Souris au Manitoba et de Vancouver, 
Burrerd en Colombie. Ce sont M G. 
MacDonald et le maire McGeer. Ce 
dernier a une majorité officielle de 
6 voix contre Arnold Webster, C.CF. 
dont l'élection avait été annoncée le 
soir du 14 octobre. Le nombre des dé- 
putés libéraux est actuellement de 
171. 11 y & en outre 4 libéraux indé- 
pendants et 2 libéraux progressistes: 
17 C. S., 1 steveniste, 1 fermier, 8 C.C. 
F., 1 conservateur-indépendant et 39: 
conservateurs. | 


A mm 


(suite à page 8) 


Si la divine Providence tire certains 
étres de la masse et les comble de ses 
dons, ce n'est pas pour qu'ils s'enri- 
chissent, c’est pour qu'ils enrichissent. 
La flamme divine, dont elle leur con- 
fie une étincelle, doit bruler pour les 


Wladimir d'Ormesson. 


tremblé 


en divers endroits 


L'EST ET DIX-SEPT 


ETATS AMERICAINS ONT RESSENTI LES 
SECOUSSES SISMIQUES — ON À RAPPORTE 
AUCUN DOMMAGE IMPORTANT AU CANADA 
— QUELQUES DOMMAGES AUX E.-UNIS 


Le ———_——_—_————— —_—_—— 


CONFERENCIER 


M. ie Dr 


L.-P. Mousseau 


Le docteur Louis-Philippe Mousseau, 
qui sera le conférencier au prochain 
diner-causerie, le 17 novembre. 


Pour la paix 


Pie XI s’efforce de mettre 
fin aux hostilités — Sa 
Sainteté veut une paix 
basée sur le cove- 
nant de la Ligue 


Intervention diplomatique de 
la Papauté 


LONDRES -—— Pendant que les gou- 
vernements français et anglais revi- 


‘| saient ces jours derniers, les exigen- | 
ces de Mussolini en Ethiopie, c’est-à- 


dire le protectorat sur Ia riche pro- 
vince du Tigre et le chaïînon de Hai- 
son pour relier les colonies italien- 
nes de lAfrique Orientale, on rap- 
portait dans les milieux bien rensei- 
gnés que le Pape par le moyen de né- 
gociations secrètes faisait de grands 
efforts pour hâter la solution. 

..IL à été révélé que Sa Sainteté le 
Tape Pie XI à non seulement exhor- 
té le gouvernement italien à faire des 
conclusions pour éviter d'autres ef- 
fusions de sang dans l'Ethiopie, mais 
il a également avisé ses légats des ca- 
pitales intéressées de travailler à la 
solution du conflit par tous les mo- 
yens possibles selon le Covenant de 
la S.D.N. 


L’ARRIVEE 
DE CARTIER 


QUATRIEME CENTE- 
NAIRE FETE A 
MONTREAL 


Le 29 octobre dernier la Société St- 
Jean-Baptiste de Montréal avec Île 
concours de la ville a commémoré le 
4e centenaire de l'arrivée de Cartier 
à Montréal. I y eu diverses manifes- 
tations auxquelles la population mon- 
tréalaise a pris part. 

C'est en effet au mois d'octobre 
1535 que Jacques Cartier, célèbre na- 
vigateur de Saint-Malo, visita pen- 
dant son deuxième voyage au Canada 
“la ville de Hochelaga”. Les Indigè- 
nes l’accueillent avec la plus grande 
cordialité; ils lui font fête et lui amè- 
nent des malades et des infirmes au 
nombre desquels se trouve l'Agouhan- 
na, roi du pays, qui est paralysé. 

Conduits sur Ia montagne voisine 
de la bourgade d'Hochelaga, Cartier 
et ses compagnons sont émerveillés 
de la beauté du paysage qui s'offre 
à leurs regards. Le découvreur du 
Canada nomme cette montagne le 
Mont-Royal, nom qu'elle porte enco- 


re. aujourd’hui. 


4 
ï 
5 

2 


no : : LD 
A US LL aw’alors on cherchait une autre tions pour obtenir des réduc-, mamans occupées dans les pos-: fils! Deux cent mille francs! 


combinaison. Elle je vit sorte tions de prix partout, sur les tes et les bureaux dès les pre-! qu’il offrirait naturellement de! drais un endroït joli où il ne : 
son mouchoir blanc, essuyer les: billets de chemin de fer et mê-| mières heures du jour... 


LES YEUX FERMES 


__Mon amie, tu es sévère pour les filles des autres... 

_—-N’est-il pas apparent que leur éducation déroge? 

_—Je n'ai rien remarqué. Sans doute parce que j'ajoute peu 
d'importance à certains écarts d'étiquette. Ma foi, que l’on serve 
mes plats à droite Ou à gauche. Peu importe! 

_Moi, je suis très particulière sur ces petits détails. Ne ré- 
vèlent-ils pas une ignorance indigne de notre milieu? 

_Tu m'amuses. Au lieu de t'occuper de peccadilles, prends 
donc au sérieux, par exemple... la déloyauté. 

_Toi, tu es toujours plongé dans les grands mots dramatisés. 
Que peut te suggèrer le mot “déloyauté”?: 

_La conduite de notre fille, sur laquelle tu fermes les yeux. 
Tu es aveuglé. 

-Que lui reproches-tu? Décidément, tu es injuste! Je ne con- 
nais pas de jeune fille plus parfaite. 

—Oui, parfaitement constituée de santé. Mais, quel esprit 
détraqué….. 

_—De qui tient-elle? 

__Passons.… Que ce soit sur un sujet ou lautre, elle exposera 
des idées erronées avec.un aplomb stupéfiant, qui étalera au 
grand jour sa profonde ignorance. Hier encore, devant nos amis, 
j'en étais gêné! 

—Explique-toi.… 

_Eile entend ces jours derniers, un conférencier qui base le 
thème du bonheur, sur la loi divine. Dans un langage tout sim- 
pile, il revèle la source d'où nous vient le calme et la douceur. 
Sur ce sujet qu'elle ne peut et ne veut comprendre, elle disserte 
et condamne à tort et à travers. C'est “déloyal” à l’enseignement 
que nous lui avons donné. Voilà un manque d'éducation! Et sur 
lequel tu fermes les yeux. | 

__Je sus fière qu'elle ait l'intelligence d'exprimer son opinion. 

—En petite sotte! Eh bien, non! Puisque tu ne sais pas for- 
mer son jugement, je vais moi-même corriger son éducation, et 
lui apprendre à discerner le bien du mal. 

—_Tu y penses un peu tard mon ami. On ne commence pas 
à diriger et à guider une enfant lorsque elle a atteint ses vingt 
ans... 

—Je me fiais à toi. 

__Et moi de même. Tu as voulu qu’elle alt à l’école publique 
où l'on consacre peu de temps au catéchisme. Tu n'exigeas pas 
qu'elle suive les instructions ou les offices en entier... 

—Pourquoi n'y allais-tu pas toi-même? Cela aurait été un bon 
exernple pour elle. Mais tu préfèrais tes sorties, et ses aller et 
retours t’inquiètaient peu. 

_—Et toi donc! qui n'observais pas toujours les commande- 
ments du dimanche. 
© —Hya longtemps de cela; ie me suis ressaisi. 

—Un peu tard! Mais, mon ami, voilà que d’un mot à l'autre 
nous nous disons des choses déplaisantes. Oublions ce sujet; 
soyons heureux. 

Yvette, élancée, brune, d'aspect sévère, entre en ajustant 
son pince-nez. 

—Où donc est ma revue? ë 

—J'en prends connaissance en ce moment. 

—Je pense qu'elle ne vous intéressera pas. Puis-je lavoir? 

. —J'’en ai lu trois pages, et cela me suffit. Cette littérature ne te 
convient pas mon enfant... : 

--Suis-je obligée de penser comme vous? 


Oui, c’est dans l’ordre, parce que j’ai les connaissances, l’ex- 
périence, et le discernement que tu n’as pas encore. 

—L'expérience, oui, mais le discernement... Je l'ai suffisam- 
ment exercé pour choisir mes lectures. 

—Eh bien, voici ce que je fais de ta revue: Au feu, va! L'esprit 
de cette revue est irréligieux, dépravé, païen! 
| —Vous n’espérez pas me contraindre à lire la vie des Saints, 
je suppose? Je n’ai pas la vocation religieuse. Je suis encore 
moins, dans la catégorie des contemplatives. Je vivrai dans le 
monde, et j'entends connaître ce qui s’y passe. 


nue TEL TR TENTUEE ETAT HER CHE LE ET TER TE OL 


PIERRE L’'ERMITE 


Comment j'ai tué 


ERRE 
| Tous les grands y étaient allés. 


Ils y trouvaient en abondance 
lait, beurre, veaux, vaches, che- 


No 15 


C'était toujours une séance 
très solennelle, comme une sor- 
te de distribution de prix, 


où! VaUX; On y faisait la moisson, | 


LA SURVIVANCE 


eee one sommes de Dee eee am 


PENSEE DES MORTS- 


L) 


Ah! vous pleurer est le bonheur suprême, . 
-Mäânes chéris, de quiconque a des pleurs! = 
Vous oublier, c'est s’oublier soi-même: 
N'êtes-vous pas un débris de nos coeurs? 


En avançant dans.notre obscur voyage, 
Du doux passé, l'horizon est plus beau; 
En deux moitiés notre âme se partage, 
Et la meilleure appartient au tombeau. 


Dieu du pardon! leur Dieu! Dieu de leurs pères! 
Toi que leur bouche a si souvent nommé! 
Entends pour eux les larmes de leurs frères! 
Prions pour eux, nous qu'ils ont tant aimés! 


où vivent-ils? Quel astre à leur paupière 

Répand un jour plus durable et plus doux! 
Vont-ils peupler ces iles de lumière, 

Ou planent-ils entre le ciel et nous? 


Etends sur eux la main de ta clémence, 
Ils ont péché, mais le ciel est un don! 

His ont souffert; c’est une autre innocence! 
ls ont aimé; c’est le sceau du pardon! 


LAMARTINE. 


mm vom eme men) 


QUELQUES : 
OBLIG ATIONS jet personne n'ignore la somme de ten- 


dresse, de patience et d’oubli de soi 


Vos parents ont des préoccupations; | dont il faut aisposer pour supporter 
les soucis rident parfois leur front.ile Caractère vif des uns, le mauvais 


Votre gaieté et votre dévouement in-| vouloir des autres, pour calmer les 


altérables seront pour eux le rayon; dissentiments qui s'élèvent parfois AU | Ne croyez point, maman, mes SOUS, 


Î à & :: 
de soleil qui les réjouira au milieu Sein des familles les plus unies et 


de leurs inquiétudes multiples. Par|que A à concilionte saura 
amour pour eux, vous devez accepter | lÉPTIMET emps. 

d'un front serein les sacrifices et au Le dévouement est inné chez la 
petites privations qui vous sont in) femme, et celles qui s'insurgent con- 
sés pour alléger leur fardeau. Sup-|tre cette loi fondamentale au coeur 
portez gaiement les taquineries et'les! féminin ne sèmeront autour d'elles 
vilains tours de vos frères et soeurs | que haines et discordes. Une me | 
plus jeunes. Si vous êtes l’ainée, se-! normale sait instinctivement qu’on ne! 
condez votre mère dans l'éducation| résiste pas au dévouement de celle; 
des petites soeurs, occupez-les à de qui peut à l'occasion faire abstrac- 
menus travaux, dirigez leurs jeux,|tion de ses goûts personnels pour 
contez-leur des histoires. Cherchez d RADIOS la bonne entente au foyer. 
comprendre vos frères, à deviner leurs, Cultivez, auprès des vôtres, cette 
goûts, ayez pour eux mille petites at-| vertu bien féminine, laissez-la s'épa- 
tentions auxquelles ils seront bien|nouir librement et vous connaîtrez le 
sensibles et qui les attacheront da-|vrai bonheur qu’il y a à déverser sur 
vantage au foyer. Faites apprécier la | autrui les trésors de tendresse, de bon- 
vie de famille à sa réelle valeur. Le|té et de dévouement que renferme 
temps aura tôt fait d'en disperser les] votre coeur. 
membres. 


CLAUDINE. 


—-Ma fille, il y a plusieurs mondes: celui des païens et celui 
des croyants. celui des fourbes et des honnêtes gens; celui des 
loyaux et des traïitres. Tu ne peux les connaître tous, mais ton 
choix est tout indiqué. C'est celui qui nous fut transmis, celui 
que tu nous connais, et qui contient la foi, l'honnéteté, la loyau- 
té. Voilà le seul monde qu’il t’importe de connaitre. 

—J’aurai bientôt vingt et un an; l’âge de la liberté, alors je 
lrai ce qu’il me plaira. à 

—Pas sous mon toit. Je n’exprime pas un désir, je commande! 
Je défends que ces sales revues pénètrent dans notre foyer, même 
lorsque tu auras atteint l'âge que tu voudras. Je veux que nous | 
soyions respectés et respectables. 


Pourquoi ferme-t-on les yeux sur une faute si grave, quand 
par ailleurs des infractions légères excitent notre répréhension? 
Une foule de publications saturées d'idées fausses, traînent sur | 
des tables, où ne devraient se trouver que des meilleurs auteurs, | 
aux gerbes de pensées imprégnées de l'esprit de Dieu et du par- | 
fum de notre langue. | 

Dans les bons livres, les personnages sont nobles. La trame 
ramifie des exemples d’où l’on peut tirer des leçons salutaires.: 
Les illustrations ne sont pas des pourritures d’obscénités. 

Si les jeunes les feuillettent, rien ne vient souiller leur mo-! 
destie. Uniquement le beau doit effleurer l'esprit. A lui de chas-: 
ser les insanités, sur lesquelles trop volontiers s'ouvrent les yeux 
des enfants, si les nôtres restent fermés, 


MADRINA. 


larmes de ces gosses, et elle en:me sur les provisions à empor- 
frémit de jalousie et de dégoût.|ter de Paris. : - 
Non! mais, était-il assez pris, 


son fils, par ces pouilleries|. partie. Il se découvrit un a 


Elle se garda bien de laisser | fabricant de chocolat, qui lui en 


prenant Dominique à part, ee! 
lui dit que si ce n’était qwune 
question d'argent, elle serait stock d’espadrilles. 
volontiers derrière lui pour ex- 
pédier quelques enfants de plus 
en colonie. ; 


deviner ce qui se passait en elle! fournit à bas prix la quantité 
FE N F "A N ] Elle feignit même la pitié, et; nécessaire pour les trois équi- 


ss. 


fait personnellement une assez! une splendide monnaie pour sa 


LE 


â énibie à site 
None Hébe” pet eme" E tre souvenir! C'est déjà si triste, si 
| triste qu'ils soient partis! 


3 


gnifique à côté du nôtre. une ferait, Ce gamin! Il est pris... 
: usine qui à fait faillite... Il y ai I est roulé dans la farine. 


ia deux immenses hangars qui: L'abbé en fait ce qu’il veut. 


:NOS MORTS 

us sont partis et nous avons COM” 
pris combien nous les aimions, nous 
avons mesuré qüelle place ils te- 
naient dans notre vie. Nous les avons 
vus souffrir, nous avons été témoins 
de leurs luttes contre la maladie, de 
leurs craintes en face de la mort. Des 
heures durant, nous avons veillé près 
d'eux, guettant tiévreusement 1e 
moindre mouvement de leurs pau- 
pières closes, le frémissement de leurs 
lèvres blêmes, attendant les confi- 
dences dernières, les suprêmes adieux. ÿ 
Nous les avons solgnés avec un dé- 
vouement qui ne pouvait être plus 
complet, avec une tendresse constan- 
te, avec un zèle infatigable. 

Mais, aujourd'hui, il semble que 
nous n'avons pas assez fait pour leur 
bonheur et il nous vient des larmes 
plein le coeur en songeant aux cha 
grins que nous avons pu leur causer, 
à tous ces froissements que nous n’a- 
vons pas su leur épargner, à ces pa- 
roles dures que nous n'avons pas vou- 
lu retenir. Ils s’en sont allés sans sa- 
voir vraiment combien nous ‘les ai- 
mons, sans deviner quelle grande pla- 
ce ils tenaient réellement dans notre 
vie. Et jamais plus maintenant nous 
ne retoruverons autour de nous leurs 
yeux, leur voix, leurs gestes. 

Mais au moins qu'ils vivent en no- 


211098765432 


HORIZONTALES : 


1i— Genre d’enthonoaires, compre- 
nant des polypiers de diverses meTs. 
2— Consonne — Action de lancer, au 
moyen d'une arme — Traduction an- 
glaise de biche — Consonne. 3— Le 
premier de tous les nombres — Gen- 
re de mammifères ruminants à Cor- 
nes obliques — Métal précieux. 4— 
Adjectif possessif — Roi légendaire 
äe Troie, petit-fils de Dardanus, fon- 
cateur d'Ilion — Trois lettres du mot 
Diogène. 5— Faire usage, se Servir — 
Adverbe de lieu, mis pour ici — Qua- 
tre lettres du mot pieux. 6— Conson- 
ne — Filles vierges — Consonne. 7— 
Voyele — Qui est de la nature de 
la terre — Voyelle. 8— Quatre let- 
tres du mot future — Terminaison de 
verbe — Les lettres du mot bien. 9— 
Saison — Forme du verbe pouvoir — 
Pareïl, semblable, 10— Note de la 
gamme — Forme du verbe taxer — 
Deux consonnes. 11— Voyelle — Trois 
lettres du mot lèpre — Faculté de 
voir — Voyelle. 12— Qui a du ta- 
lent. 


NE CROYEZ PAS 


Que votre poête soit une grande dame. 
et n'allez pas dire: “Elle est bien 
(heureuse 
de n'avoir qu'à chanter le trop plein 
(de son coeur, 
alors que nous sentons comme elle et 
besognons si fort!” 
Savez-vous que sa poésie 
éclôt le plus souvent 
dans la cuisine prosaïique, 
En même temps que, dans ses mains 
. (de ménagère, 
la symphonie si savoureuse et colorée 
des légumes du pot-au-feu.…..? i 
Ou bien que le balai rythme ses 
| (vers... 
Ou que la pensée vole, avec l'aiguille, 
point par point, 
dans le manteau de la petite alnée 
ou le tricot du très petit dernier?:. 
Savez-vous que le soir, dans la cham- 
| (bre endormie 
— Faute d'un peu de loisirs au cours | rique et vague, tel qu'on le rêve en 
(de la journée | des romans, mais le bonheur humain, 
pour leur ouvrir la porte,— le vrai, celui qui refleurit sous les 
ses chants se heurtent, se poursuivent | larmes et s’épanouit dans l'espoir 
en la tête si fatiguée, d'une Eternité bienheureuse et dans 
Comme des oiseaux encagés?.… la confiance en Dieu. 

Etre heureux, ce n'est pas être ri- 
che, étre adulé, être puissant: c'est 
avoir, malgré les misères de la vie, et 
ses tourments et ses angoisses, le con- 
tentement intérieur, cette paix inti- 
Qui aime de toute son âme, me et sans trouble qui ne se trouve 
qui n'est ni riche ni robuste, que dans l'accomplissement du de- 
…€t qui n’a point de domestique! À voir journalier. 

Louise-André DELASTRE| Marcher bravement dans le petit 
- {chemin que Dieu nous à tracé, sans 

trop se retourner, sans retourner à 
droite et à gauche, si les sentiers où 

cheminent nos voisins sont moins ru- 
des ou moins caillouteux que le nôtre; 
aller toujours de l'avant, en priant le 


OÙ LE TROUVER? 


Ah! le bonheur, on le cherche par- 
fois bien loin, alors qu'on l'a sous 


Ne dites. pas, mamans, mes soeurs, 
Que votre poëte est une grande dame! 
Mais sachez que tout comme vous, 
c'est une humble maman... 


PATISSERIE No 1 

1 1-2 tasse de farine à pâtisserie; 

1-2 cuiller à thé de sel; 

1-4 tasse de beurre; 

1-4 tasse de sain doux, 

eau froide (environ 3-8 de tasse.) 

Tamisez la farine et le sel, incor-|ner, avec notre pain quotidien, la 
porez-y la graisse au moyen de deux ; force eb le courage pour l’étape de la 
couteaux ou d’un mélangeur. Humec- ! journée, voilà le bonheur. 
tez avec de l'eau froide, ajoutant jus- | Ne cherchez les heureux de ce 
te assez d’eau pour combiner les in- : monde que parmi ceux qui travaillent 
grédients. Donnez la forme voulue. : 
Refroidissez parfaitement avant de les misères, ceux-là ont trouvé le se- 
rouler. Faites cuire dans un four !cret d'être toujours joyeux. 
chaud. | André Besson. 


cle, lets de mille se trouvaient sous 


L’oncle se mit lui aussi de la| —Alors, je vise un terrain ma-}le sabot d’un cheval. Et il le 


seraient des salles toutes faites Cet apprenti-curé, si vous ne 


pes. Il voulut avoir quelques!pour les séances et la gymnasti-}| 
(e) 
protégés et apporta tout un|que, des bureaux qu’on n'aurait Pr DR ER Er Esp se 


vous mettre i 
qu’à agencer... Et même, le ré- re RDA vous 


ve du cher abbé. nous pour- . dit aujourd’hui deux cent mille 


ifrancs.… Demain, il dira un. 


sait un peu de bien au patrona-|pelle!… une chapelle en plein : N 
ë sl : te : Le deux millions. Et, comme il 

Dominique, qui avait déjà j ge d | 

q q t déjà rge, mais déjà Dieu lui rendait, patronage, où les enfants pour n’en à que dix tout juste, pour beauté, et, l’autre jour, j'ai en- 


[raient venir prier! Nous au-: 


la main. Non pas le bonheur chimé- | 


bon Dieu, chaque jour, de nous don-! 


MOTS CROISES 


PROBLEME No. 70 


1.2 3 4 5 6 7 8 9 10 t1 12 


i et qui prient; malgré les épreuves et| Sentences fa 
Le bonheur est incertain: le de- Æ 


sa poche, sans compter le res-|s'ennuierait pas, mais où le 
_—Et alors...? demandait l’on-| te. Comme si deux cents bil-| courrier fût canalisé et facile- : ‘ 


entendez.…? Sur la paille! al Se 


ê 


6 NOVEMBRE, 1935 


VERTICALES : 


—_— 


1— Plein de tumulte. 2— Conson- 
ne — Adjectif possessif — ‘Trois con- 
sonnes — Consonne. 3— Note de la 
gamme —— Il ne mangue qu'une let- 
tre à ce mot pour désigner le fils .de 


Saturne, dieu de la mer — Article. 
4— ‘Traduction anglaise de bord ou 


rebord — Se dit d'un cheval qui jet- 
te avec force en l’air les pieds de der- 
rière — Pareil, semblable. 5— Qua- 
tre lettres du mot broie — Abbrévia- 
tion de Conseiller du roi — Le chef 
de l'Eglise catholique romaine. 6— 
Voyelle — De la nature de l'ulcère — 
Consonne. 7— Consonne — Lieu où 
l’on fait de la tuile — Consonne. 8— 
Terre extraite du sillon et relevée en 
talus — Forme du verbe lire — Qua- 


tre lettres du mot voulons. $— Cha- | 


cune des parties provenant de la dis- 
sociation d’un électrolyte en solution 
aqueuse — Forme du verbe peser — 


Forme du verbe tuer. 10— Note de lag 


gamme — Forme du verbe dire 


Forme du verbe avoir. 11— Voyelle —}R 
Genre'de gros oiseaux palmipède —B 
Beau — Consonne. 12— Découvertell 
‘ heureuse. | 


7 
Solution No 67. \ L F 


M. Gustave Houle, 
Collège des Jésuites 
est l’heureux gagnant 
du problème No 67— 
Nos félicitations. 


La solution du proble- 
me No 70 paraîtra le 27 
novembre prochain. 


voir seul est certain et éternel. 
Fenchtersleren 


C'est pour cela que je vou- 


ment interceptable.…. 


Vous connaissez l'écriture M 


de l’abbé....? 


—Si je la connais! s’écria- 
.| t-elle. t 

—Nous reparlerons de tout à 
cela... Je vais étudier mes gui- ÏR 
des... Je vois déjà quelque cho- = 
Que penseriez-vous de 
Noirmoutier? Ce n'est pas à 
très loin et c'est très loin …."}# 
C'est une île jolie, une île de |S 


GAZOUILLER KN 
P TUB LIT sh 
AS BUFFLE Iok 
ROI SOUL ECU 
TIRE UR ATIRA 
I ATTIFAGE Il 
C TURLUPIN ci 
ILOT LR RDEILR 
PIN. LEON UNE 
EN MERLAN SR 
R ELU GAÏI EX 
ETERNUEURS À 


peu qu’il s'emballe, il en verra! tendu la petite Lolita dire que À 


l | large offrande, en fut ravi non| pauvre petite pièce! Sa mère, |rions ainsi Dieu au milieu de ; u À 
: 5 E ù ; ? ose A ; et au ! 
Ê y are éme etes séuees sé de ASP A OMESQRN EE pas tant pour la somme que son oncle étaient entraînés! nous! Vous comprenez, ma-. : Poe 5 ÉUQUE PAPERS: : ee se ué un chak 
L'émotion était grande dans| Cursionnait en montagne, et on| pour les meilleures dispositions | dans ce vertige diviri des oeu-|man, cette joie, ce réconfort, Sir enr A 


la salle, car, pour les enfants, | revenait avec des joues dorées,| que ce geste révélait chez sa|vres, et maintenant il avait la d'avoir le grand Ami dans la 
l'admission 2 la colonie était des mollets durs et une pâte cé- | mère. . joie suprême de pouvoir pen- place? 
comme la suprême récompense! lébrale exitièrement renouvelée. 


Mme %Yholdy écoutait, in- —Mon cher, ne cherchons 
quiète de tous les côtés à la!P2S plus loin... l'abbé sera en 


: Elle aussi, le bon Dieu “l'ac-|ser tout haut ses plus intimesi —Oui… en effet... fois... re NE — ss 
de l’année; et, d'autre part,| A cause de la comparaison, | crochait”, pensait-il, employant pensées d’apostolat… Il disait! —Et elle coûterait combien,| —1 n'y à plus qu'un mois Le F AOMRONS Er 
l'abbé, n'ayant que des ressour-|l’été était pour ceux qui res-|intérieurement cette expression! son idéal... 11 chantait-ses ré-jcette usine..? ‘{ Laissons-le embarquer toute £a ns — 

: ces limitées, ne pouvait emme-| taient .en dehors des colonies familière des confrères de pa-|ves… Le patronage était beau-| __Une paillel… de “Rarmaité ASE —Je me ferai donner confir- 
:s ner tout le monde là-bas. plus amer, plus dur que Yhiver| tronages. | Eee mation. | 


: | coup trop petit, les enfants é-| mille francs, terrain, construc-| —Mais ensuite, le hacheron! 
où tout le monde gelait ensSem-| Elle lui donna aussitôt cinq touffaient dans les cours ; les'tion et: tout. c’est-à-dire, à | 


ne cents francs, et l'abbé, mis au! jours de représentations ‘et de peine le quart de la valeur ré- 
L'abbé le savait, et il mettait! courant, vint l'en remercier a-| Cinéma, c'était fou et dange-|elle. | | “ 

une justice absolue dans la ré-|vant son départ. | reux d’entasser douze cents] Mme Yholdy et l'oncle é- 

partition de ses places. Et, peu à peu, dans le bel ap-| personnes dans une salle qui Fe changèrent ‘un regard... un re- 
Mme. Yholdy vit son fils aller|partement des Champs-Elisées, | contenait normalement à peine 


. L'appel des noms se fit dans 

un silence impressionnant. Puis 

il y eut des explosions de joie, 

et des larmes bien amères, car 

ni c'est dur pour un pauvre petit 
; Parisien pâlot d’être exclu du| 


( ; —Et Lolita, c’est peut-être la 
—Oui, le hacheron.…. je m’y, seule... vous comprenez....? 
rallie!.. Il faudra trouver un —Si je comprends!... 

coin perdu, lointain, une île où| ïZXs eurent le même regard 
On le chambrera, où on lui fera: qu’à table. 


faire une véritable cure -de so-| Quinze jours après, Domini- 


grand banquet des champs, de 


gard qui en aurait dit long à 


litude, comme aux neurasthéni-! que, sa mère et son oncle é- 


la fête du soleil et des excur- 
sions journalières, parce qu’il 
n’a pas. absolument le nombre 
de.présences suffisant. 


Au patronage, la ferme des 


. Marmousets était légendaire. 


d'un refusé à un autre refusé... 
un“recalé”, comme ils disaient, 
les consoler... leur confier tout 
bas qué, peut-être d'ici le pre- 
mier départ, on pourrait arran- 
ger:les choses. qu’on en pren- 
drait sûrement davantage, ou 


des oeuvres, du patronage, des 
petits gosses, des colonies, des 
billets à quart de place, et de 
tout ce qui gravite autour de la 
grande. famille paroissiale... : 
Dominique. utilisait -ses. relas 


on se mit à parler couramment 


la moitié. Si jamais une Ppa-| Dominique s'il avait pu le sur- 
nique se produisait! prendre et en deviner la signi- 

Et puis, il y avait aussi les|fication épouvantée... | 
parents à atteindre; il faudrait! —Deux cent mille francs! 
une salle pour le secrétariat du répétait l’oncle le soir à-sa bel- 
peuple, un dispensaire quoti-|le-soeur. Eh bien! il n’y va pas 


ques et aux fous. C’est un mot: taient ensemble à la gare de 
terrible que je prononce là, |Est à 8 heures du soir... : à 
C'était le départ de la pre- # 


“mais dy a une folie mystique 
aussi dangereuse que l'autre... 


. Qui, mais il ne faudra. pas! Marmousets: 
ù -que l'abbé lui-écrivet. mai ne 
dien, une pouponnière pour les|avec le dos de la cuillère, ton|-l'oncle, . . : re a : 


| 


mière équipe pour la ferme des 


LA SURYIVANCE 


Organe de l'Association Cancdienne-Française d’'Alberta. 
publiée par l’Imprimerie “La Survivance” Ltée., Edmonton. 
DIRECTEUR: ADMINISTRATEUR: 
Gérard Forcade, O.M.I. . Le commandeur J.-E. Morrier. 
Rédacteur: D.-A Gobeil, O.M.I. 

Secrétaire de la rédaction: Maurice Lavallée. 
Abonnement CANADA: ETATS-UNIS: EUROPE: 
annuel $2.00 82.50 "3.00 
La correspondance est reçue avec l’indication du servies, 

Rédaction ou Administration, à 
: 10010, 109e rue, Edmonton, Alberta. Téléphone: 24703 


NOTRE ANNIVERSAIRE 


LA SURVIVANCE” ENTRE AUJOURD'HUI DANS 
SA HUITIEME ANNEE. 


Ceux qui, dès la fondation du journal, avaient prédit sa 
isparition à courte échéance, sont toujours d'année en année, 
‘Suirpris de voir exister “La Survivance’” et de la voir se dévelop- 


" A l’aurore de sa huitième année d'existence, le seul journal 
da langue française en Alberta, €st toujours fier de se procla- 
‘mer un journal franchement catholique et comme il est écrit en 
“tête de ses colonnes, “totalement dévoué aux intérêts de l'Eglise 

É de la Patrie.” .. 


Votre journal, chers compatriotes, a eu depuis sa fondation 
‘Ses consolations et aussi ses peines et ses épreuves. Cependant, 
il:a recu de si nobles témoigrages d'encouragement de. la part 
Le plusieurs dignitaires ecclésiastiques, de prêtres sincèrement 
voués à la cause catholique et française albertaine, et de 
mbreux laïcs au patriotisme éclairé et désintéressé, qu'il en 
été souvent réconforté contre les vagues d’indifférence reli- 
euse et nationale de plusieurs des nôtres et contre toutes les 
sceptibilités de ceux qui sont jaloux premièrement et avant 
ut de leur personnalité. 


Votre journal a souvent été jugé favorablement d’après l'en- 

Mmble de l'oeuvre qu’il a accomplie et de la cause catholique 
a défendue, qu'il défend et qu'il défendra toujours. 

“ Pas plus tard qu’hier, une voix d'outre-mer, venant d’un per- 

onnage les plus cultivés, apportait à La Survivance l’un de ces 

gnifiques témoignages. Après avoir parlé de l’oeuvre du jour- 

nal “CRANEMENT NOMME LA SURVIVANCE”, notre distingué 

rrespondant ajoutait: 


“Je me permets de venir par-dessus les:océans et à travers 
les espaces, vous exprimer des félicitations aussi vives que 
mes remerciements. ; : 

Votre fraternité de patriotisme m’enchante; je vous en re- 
mercie comme d'un bienfait.” 


N serait trop long de citer de plus nombreux témoignages; 
ais on 2 trouvé et l’on trouve encore que le journal La Survi- 


“yance mérite le titre de journal catholique, et qu’il est sincère- 


Dr. 


“ment dévoué à la défense des intérêts de la foi catholique. 


; Depuis sa fondation, La Survivance n’a pas été un journal 
“parfait, loin de là; il n’a pas été exempt des imperfections at- 
achées à toute oeuvre humaine. 

Tantôt, le journal a dit un mot de trop; tantôt, il a oublié | 
nom d'une personnalité quelconque; et avec cela, il est arrivé 
e quelques-uns des nôtres ont jugé que La Survivance était 
esponsable de tous les maux.” 

IH faut bien que ce soit des hommes qui aient la charge de 

rédaction d’un journal, même catholique; et croit-on en 
bonne vérité, que si la rédaction de La Survivance comme d’ail- 
leurs celle de tous les autres journaux catholiques, était faite 


5 


Le Christ lui-même n'a pas plu.à tout le monde; sa doc- 
ine, sa morale et son Eglise ne plaisent pas davantage à tout 
monde. 

:. Or, il serait surprenant qu'un humble journal catholique 
QUi participe par son but à l'oeuvre même de l'Eglise, ne soit 

en conflit avec tous les égoïsmes. 

: Depuis sept ans, La Survivance a fait connaître de plus en 
DIus le catholicisme; elle nous a rendu plus conscients de notre 
orce catholique et française en Alberta; elle a posé les principes 
catholiques et les a défendus au besoin. Notre journal a déjà été 
intransigeant envers les attaques injustes, les calomnies et les 
sophismes de tous ceux qui veulent détruire ce que nous voulons 

nserver, et il est normal qu’en agissant ainsi, dans la ligne de 

devoir, et qu’en servant un bien supérieur, il ait contredit 
Certains bons patriotes qui ne comprennent notre cause catho- 
que et française que sous la loupe de leur propre cause. 

Malgré les trahisons périodiques d'un petit nombre de 14- 


du dehors, sympathiques à notre cause, La Survivance vi- 
demain et deviendra de plus en plus puissante. 
Elle vivra pour développer la mentalité catholique. 
Elle vivra pour signaler les tentatives contre l'âme de nos 
ants et contre les droits de l'Eglise. 
Elle vivra enfin pour rappeler aux quarante mille Cana- 
ens français de l'Alberta, ce qu'ils sont et ce qu’ils doivent 


Denis-A. Gobeil, O.M.I. 


LA VINGT-CINQ ANS 


Du ‘Courier de l'Ouest”, 4 novembre 1905. 


Dimanche, le 15 octobre, avait lieu à Morinville la célébration du 25ème 

nniversalre de mariage de M. Cléophas Turgeon, ingénieur au département 
à feu à Edmonton. ‘ 
RAYMOND, Alta. — La culture de la betterave à sucre donne, cette 
ée, une production de 25,000, le double de la récolte de l'année dernière, 
Le R. P. Leduc vient de quitter !a paroisse St-Joachim pour s'en aller 
ais épiscopal de St-Albert. Le R. P. Jan lui succède, 


0 
à 
i 


TE 


tualité: 


EDMONTON, ALBERTA, LE 6 NOVEMBRE, 1935 


AIDEZ VOTRE FRERE 


Nous ne pouvons pas ne pas aimer le peuple italien 
à qui l'on doit tant de valeurs humaines. Il est même, 
d'autant plus sympathique qu'il est pauvre; et nous 
ne le rendons nas responsable de ce qu'on lui fait faire. 
Mahomet dit un jour à ses fidèles: “Aidez votre frè- 


re quand il est opprimé et quand 


Etonné, quelqu'un demanda: “O envoyé d’Alah! quand 
i est opprimé, je vois comment je puis aider mon frère. , 


Mais quand il est oppresseur?…. 


—“En l’empéchant de mal faire,” répondit le prophète. | 
Le mal engendre le mal. Du cercle infernal des vio- 


lences, on ne peut sortir que par un 


transcendant de justice et de charité. C'est qu'a fait le! 
Pape en protestant conire la guerre, et c'est ce qu 
continue de faire en demandant les prières de l'univers 


catholique pour la paix. 

Un grand Africain des premiers 
Saint Augustin, à prononcé dans s 
Louange de la Paix, une parole qui 


y à des gens à double vue qui crient 


tre! Tournez plutôt les yeux vers cette lumière.” 


LA GUERRE NE PAIE PAS 


Sait-on les frais déjà engagés par l'Italie pour fi- 


nancer son entreprise hasardeuse en 


de plusieurs milliards de lires qui représentent une char- 


ge intolérable dans un pays à moitié 


Sait-on que la mobilisation, l'envoi et le séjour de 


la Home Fleet Gans la Méditerranée 


centaines de millions à l'Angleterre? Une revue anglaise 
évalue à près de 20 milliards le total des pertes enré- 


gistrées à la Bourse de Londres. 
On comprend la stupéfaction de 


qui écrit: “Ce qui est ‘plus invraisemblable que tout le 
reste, c'est que les puissances ne finissent pas par com- 
prendre que de telles sommes employées d'un com- 
mun accord auraient suffi amplement à résoudre le pro- 


bième.” 


POUR LA JUSTICE ET LA PAIX 


tellectuels catholiques de France parmi lesquels Paul! 


“Eh quoi! s'écrie-t-il, un flambeau a lui sur 
le monde pour lui faire entrevoir la fraternité, et il 


il est oppresseur.” 


{ 


appel à un absolu 


9 | ® A 3 
D'une semaine à l’autre 


PAGE 3 


+ 


faut constater comme un fait que le monde est impuis- 
sant à intervenir par la force des armes dans le conflit 
italo-éthiopien sans courir à des maux encore plus 
grands. Il ne faut jamais oublier non plus que c’est une 
grande injustice de jeter, même au nom du droit, un 
peuple au désespoir. Mais nulle force au monde ne peut 


contraindre pour cela la conscience à trouver bien le 
mal, et mal je bien.’ 


selle. C’est à d'autres moyens qu'il doit recourir, | 


“ORIENTATIONS” 


“Orientations” tel est le titre d'un nouveau volume 
1! que M. l’abbé Lionel Groulx vient de livrer au public. 
‘ Ce que veut dans ce livre, M. l'abbé Groulx, cet 


“homme de pensée et de coeur, cette individualité puis- 


siècles de l'Eglise, 
on sermon sur Ja 
semble assez d'ac- 


de fermer la fené- 


sante,” c'est comme vient de l'écrire M. Esdras Min- 
ville, “de nous arracher à notre torpeur mortelle et nous 
replacer sur les sentiers de la vie.” 

M. l'abbé Groulx nous donne dans “Orientations” 
ce dont nous avons absolument besoin: une doctrine na- 


de l'enseignement catholique; pour cela il n’a eu qu'à 
ordonner et organiser ses multiples articles et discours 


récents dans lesquels il a toujours exercé un réel apos- 


tolat en “remettant en honneur, sauvant, cultivant, ex- 


altant ce qui est canadien français: en ramenant le 


Ethiopie? Il s'agit 
ruiné. 


ont déjà coûté des 


M. Lucien Romier 


tion de la foi. 


Ce patriotisme canadien-français, M. l'abbé Groulx 
veut qu'il soit basé sur une connaissance de l’histoire 
des aïeux canadiens-français qui ont fondé le pays; sur 
la fierté de nos origines religieuses et sur une volonté 


| 
| | 
= à la lueur du droit, de l’histoire philosophique | 
Î 


Canada français à ses traditions et à son esprit, en lui 
restituant la conscience de soi-même, le sens de son 
génie propre, la foi dans ses destinées, sa dignité, sa 
fierté et sa joie de vivre la vie canadienne française.” 
Ce que M. l'abbé Groulx a voulu toute sa vie d'a- 
postolat au service de notre cause et ce qu'il veut en- 
core, avec les directeurs de l'Action Nationale, en dépit 
de certains catholiques qui voudraient être plus catho- 
liques que le Pape; c'est d’un catholicisme profond et 
éclairé et d'un patriotisme canadien-français qui ne 
s'inspire point de l'esprit de domination qui n'est point 
en contradiction avec les enseignements de l'Eglise et 
qui est même d'un précieux secours pour là conserva- 


ferme de transmettre cet héritage religieux et culturel 
Un manifeste, signé par un groupe important d’in- à ceux qui viendront. 


Ce que veut enfin M. l'abbé Groulx c'est de montrer 


Claudel, Jacques Maritain, François Mauriac, etc. tout | AUX dirigeants surtout leurs responsabilités nationales. 


en réprouvant l'agression italienne, demande que tout Elles ont été trop souvent AADPNe pese sacripiees re 
soit fait pour que le conflit italo-éthiopien ne déclan- partisannerie, à l'intérêt personnel, à l'engourdissement 


che point une nouvelle guerre européenne et mondiale: de la volonté et à l'ignorance de certaines idées fonda- 


“La justice doit être respectée d 


gences, dit le manifeste. C’est elle-même qui demande! 
qu'on s'oppose à toute extension du conflit armé. Une, vient d'écrire M. Omer Héroux dans le “Devoir”; 
Ii ne dénonce les maux que pour inciter à les guérir. T1 
s'efforce bien de dire les choses telles qu'elles sont, si 
pénibles soient-elles, mais il ne cède ni au pessimisme 
Non seulement la génération du conflit serait une cala-} ni à la désespérance. Il a pour cela trop de Foi, au sens 
île plus élevé, trop de confiance aussi dans les vertus 
natives de son peuple. I1 sait que Dieu à fait les nations 


nouvelle guerre européenne serait une catastrophe irré- 
parable. Ce n'est pas parce qu'on refuse d’approuver M. 
Mussolini que l'on est prêt à accepter un tel malheur. 


mité pour la civilisation et pour le 


serait aussi une autre iniquité à l'égard cette fois des 
peuples qui se trouveraient engagés dans cette tragédie. 
C’est un devoir de venir en aide à qui souffre injustice, | 
mais jamais la plus stricte morale politique n’a demandé 
à un peuple de recourir pour cela à des moyens qui en- 
traineraient sa propre perte ou une catastrophe univer- 


ans toutes ses exi- | mentales. 


monde entier, elle 


guérissables.” 


“L'auteur ne débride les plaies que pour les assai- 


“Orientations” devrait être lu par tout Canadien 
français. Ce livre est une poussée à l’action nationale et 
Yaction nationale dans ce qu'elle comprend chez nous 
est une forme de l'action catholique. —D.-A. G. 


BILLET 


FIGURES ET 
INSTITUTIONS 
RELIGIEUSES 


Je viens de parcourir les pa- 
ges d’un numéro spécial que 
vient de publier, l'Action Catho- 
lique. Elles contiennent, repro- 
duite par de nombreuses illus- 
trations, la longue théorie des 
institutions religieuses qui ont 
poussé dans le vieux Québec, 
vrai sol propice à la fondation et 
ü l'épanouissement des diverses 


communautés qui y puisent une 
sève si féconde. 


J'ignorais que la chère vieille 
province comptait tant de cou- 
vents, de collèges, de séminaires, 
de cloîtres où des milliers de re- 
ligieux et de religieuses travail- 
tent à la formation morale et in- 
tellectuelle de notre jeunesse, où 
prient, à l'ombre du cloître, loin 
des bruits d'un monde insensé, 
demandant au Juge suprême da- 
voir pitié de la foule qui l’oublie, 
le méprise ou le blasphème. 


Toutes ces institutions sont 
comme autant de joyaux qui bril- 
lent du plus pur éclat à son front 
de province catholique et fran- 
çaise. 


Comment ne pus se réjouir à 
la vuc de cette si riche efflorai- 
son de maisons fondées sur le 
dévouement et le sacrifice, d'où 
s'irradient une multitude de 
vienfaits divers que l’on n’ignore 
que trop souvent. ; 


En. effet, pour s'excuser de lu 


pas — et parce que nous ne re- 
fléchissons pas — à critiquer ces 
institutions. 


| On grossit démesurément les 
défauts de quiques-uns de leurs 
membres. 

On ne soulignera que rarément 
toute la somme de services 
qu'elles auront rendues. 

Et pourtant, pouvons-nous ou- 
ülier ce que les membres de nos 
diverses communautés religieu- 
ses ont accompli dans les domai- 
nes propres à leur action? 

Des volumes ct des volumes ne 
suffiraient pas à raconter l’his- 
toire de leurs oeuvres accomplies 
avec l'unique ambition de mettre 
un pou de divin sur le plan par- 
fois si sombre de nos misères hu- 
maires. 

Qui racontera les détouements 
cachés, les héroïsmes obscurs de 
ces apôtres de l'éducation de no- 
tre jeunesse où de l’évangélisa- 
tion des infidèles et. des zélés 
prêtres, de nos paroisses? 
Ceuæ-ci n’attendent pas de ré- 
compense purement humaine. E1- 
le se ferait trop longtemns at- 
tendre, quand elle ne leur cst 
pas définitivement refusée. 
Pour vivre la vie qui est la leur 
ct la vivre dans toute l’accep- 
tion du mot chrétien, à combien 
de renoncements ne doivent-ils 
pas se plier? 

Y songeons-nous quelquefois? 
Nous sommes si absorbés par 
ics préoccupations de tout gen- 
re qui nous assuillent et nous 
aigrissent que nous ne pensons 
| pas souvent à la paix infiniment 
yrécicuse promise à ces âmes li- 
brement soumises auæ erigences 
de leur sainte vocation. 


qe 
To mt mm rt 


Nous oublions encore trop fa- 


mm 


Dans tous les coins du Canu- 
da, vous y trouverez l’empreinte 
de la. trace laissée par l'âme fon- 
datrice de nos religieux et reli- 
gienses de sang français. 

Et nous, Canadiens français de 
l'Ouest, n’avons-nous pas Le coeur 
assez vivant pour ne pas le ser- 
tir battre d’une fière et légitine| 
émotion au seul souvenir de l’é.l 
popée glorieuse vécue par os 


nos missionnaires de l'Ouest. | 

Les premiers clochers de nos 
plaines furent des clochers fran- 
ais. 

Et les premicrs clochers qui 
s'élèvent aux confins de l’Arcti- 
que le sont par les mains de mis- 
sionnaires de notre langue. 

Et par delà les mers, des con. 
tingents de prêtres, de mission: 
naires, de soeurs, se dirigent 
chaque annéc, vers des contrées 
plongées depuis des siècles dans 
les ténèbres de l'ignorance et de 
l'erreur. 

Leur départ se fait sans bruit. 
Pas de publicité tapageuse au: 
tour de leur nom. Ils dédaignent 
ce vulgaire hochet si ardemment 
convoité par les mondains assoij- 
fés de réclame intempestive. 

Ce sont de tels hommes ct dc 
telles femms qui honorent le C'a- 
nada, berceau de tant dâmes 
apostoliques. 

Que l'Action Catholique soit 
donc sincèrement félicité de nous 
les avoir fait connaitre, d’avoir 
soulevé le voile qui nous empèi- 
chait de connaître tous les jo-| 


cilement ce que nos CcommUnaU- yaua qui ornent la si belle cotr- i 
lâcheté de notre vie, on n’hésiteltés religieuses ont fait pour le'ronne de la grande famille reli- 


lire pays. 


développement religieux, social! gieuse du peuple canadien-fransç- 
| même économique de tout no- | çais. 
dal 


Plumitif. 


NOS ENTREVUES 


Un pionnier de Pincher Creek 


M. ALFRED 


PELLETIER 


Le Curieux & eu la bonne fortune de 


. à la plus grosse bordée de neige que 


rencontrer, il y à quelques jours, M. j'aie vue de toute mon existence. 


Alfred Pelletier, un des vieux pion- 
niers de Pincher Creek. 


Né au Nouveau-Brunswick, à St- 
Basile, comté de Madawaska, d'une 
famille de 15 enfants. M. Alferd Pel- 
letier est venu dans l'Ouest en 1888. 
I n'avait que 16 ans. 


Trois de ses soeurs l'avaient précé- 
dé en 1884. L'une d'elles épousa M. 
Harry Steadman à McLeod en 1884. 
Les deux autres, mariées dans l'Est à 
MM. Delphis Cyr et Georges Levas- 
sur, s'installèrent avec leur mari à 
McLeod. 


Une quatrième soeur vint aussi 
dans l'Ouest en 1886 et épousa M. J. 
C. Routhier, de Pincher Creek, fils 
de M. le juge J. A. B. Routhier. 

“A l'automne de 1889, je pris un 
homestead situé entre les terres de 
M. Levasseur et de M. Théodule Cyr.” 

“Quand jarrivai à McLeod, il n'y 
avait pas plus de huit à dix familles 
canadiennes-françaises, entr’autres les 
familles Cyr, Lebel, Lagrandeur, 
Beauvais, Lebeuf. Au cours des an- 
nées subséquentes, plusieurs nouvel- 
les familles vinrent s'ajouter au grou- 
pe initial. 

“J'épousai le 7 janvier 1895 Mlle 
Lagrandeur, une des filles de Moïse 
Lagrandeur, qui m'a donné 13 enfants, 
encore tous vivants, dont huit filles 
et cing garçons.” 

La culture et le travail de la ferme 
ont toujours eu de l'attrait pour M. 
Pelletier. Cela ne l’empêcha pas de 
s'intéresser au fonctionnement d'un 
moulin à scie de 1910 à 1917 qu'il 
possédait à Blairmore en société avec 
son cousin, M. Georges Pelletier. Cet- 
te compagnie était connue sous la 
raison sociale: “Pelletier Lumber Co.” 

En arrivant à Pincher Creek, M. 
Pelletier avait pris une demi-section 
de terrain. Actuellement, il possède 
plus de 2000 acres de terre, soit 13 
quarts de section. Il a un troupeau 
de 350 têtes qu’il hivernera et 50 
chevaux. 

M. Pelletier s'intéresse fortement 
à la culture de la graine de mil. Une 
année, il récolta 175,000 livres de 
cette graine. “La culture mixte a tou- 
jours eu mes préférences, dit M. Pel- 
letier, Je ne me suis jamais livré à 
la culture d’un seul produit, car je 
prévoyais qu’une telle tactique pou- 
vait jouer de vilains tours. Durant 
les premières années, nous dit-il, on 
ne récoltait pas beaucoup de blé, car 
il n'y avait pas de chemins de fer 
pour l'exporter.” 

En outre de se livrer à la culture 
du blé, du mii et du foin, M. Pelletier 
s'occupe d'un beau troupeau de mou- 
tons et de vaches. Il a aussi des porcs 
et des volailles. Les débuts furent dif- 
ficiles. Mais quand on a du courage 
et du coeur, les difficultés s'apla- 
nissent et font place à une quiétude 
de vie doublement appréciée. 

Avez-vous connu les anciems mis- 
sionnaires, M. Pelletier? 

“J'ai eu le bonheur de connaître le 
KR. P. Lacombe, de célèbre et vénérée 
mémoire. C'est Jui qui bâtit la pre- 
mière chapelle à Pincher Creek, qu'il 
appelait son ermitage. J'ai visité, non 
sans éprouver une vive émotion, son 
tombeau à Saint-Albert. 

“Sa bonté était inépuisable, Il a- 
vait l'habitude d'appeler mes soeurs 
ses petites filles. Je l’ai souvent con- 
duit chez les Gens du Sang et chez les 
Pieds Noirs. 

“Je me rappelle, aussi une fois, a- 
voir conduit Mgr Légal chez les Gens 
du Sang. Une épouvantable bordée de 
neige nous assaillit en cours de rou- 
te. Mais elle ne nous empêcha pas de 
nous rendre à destination. Mgr Légal 
et le R. P. Lacombe étaient habitués 
à faire bravement face à de telles dif- 
ficultés et je l’étais moi aussi.” 

Les transports ne devaient pas être 
toujours intéressants dans ce temps- 
à, M. Pelletier? 

“Pour vous donner une idée je m’en 
vais vous compter un petit fait. 

Avant l'arrivée des chemins de fer 
dans le pays, j'étais allé à Lethbridge 
pour y acheter de la broche. C'était 
eux derniers jours d'avril. Je condui- 
sais un “team” de quatre chevaux. 
Durant le voyage, je dus faire face 


er 0 


“J'arrive à Lethbridge, avec mes 
compagnons de voyage, un samedi 
soir. Nous chargeons nos voyages et 
en route pour le retour. La pluie et Ia 
neige se mettent de Ia partie. Nous 
demandons à la police de nous per- 
mettre de traverser la rivière (Old 
man's River) le dimanche matin. A- 
près l'avoir franchie, nous dûmes é- 
riger un campement sur la rive où 
nous sommes demeurés pendant dix 
jours. 


Le temps se remit au beau, mais 
cette tempête nous avait fait per- 
dre trois chevaux. C'est en cette cir- 
constance que je rencontrai pour la 
première fois, M. J. C. Routhier, qui 
devint mon beau-frère quelque temps 
après. Il s’en allait à Lethbridge et 
dut forcément s'arrêter à notre cam- 
pement jusqu'à la fin de la tempé- 
te. 

“Lethbridge était le terminus du 
chemin de fer de l'époque. Ii fallait 
transporter tous nos effets de cet en- 
droit, qui était le centre des affai- 
res. On allait aussi à McLeod. M. Rou- 
thier me prêta un de ses chevaux pour 
retourner chez nous. Le voyage de 
retour dura 17 jours.” 


M. Georges Levasseur eut, en 1889, 
le premier moulin à battre de Pin- 
cher Creek et M. Pelletier acheta le 
second en 1896 qu'il paya $1,500. ‘Tous 
deux étaient mus par la force anima- 
le. (Horse power). 


Le curieux a été heureux de ren- 
contrer l’un des plus vieux pionniers 
de Pincher Creek, l’un de ces Cana- 
diens français qui conservent si pro- 
fondément dans leur âme la foi en 
notre survivance catholique et fran- 
çaise en Alberta. Il à aussi été heu- 
reux de saluer et de féliciter Mme H. 
Thériault qui est devenue Mme Alfred 
Pelletier depuis le 17 octobre. 

“Le Curieux" 


ES 


| REPONS 


Ce qu’il faut savoir. 


Q. — Est-ce que la Bible dit que nos 
devons soumettre notre jugement à 
l'Eglise? 


KR. — St-Paul dit: Obéissez à vos évè- 
ques et soumettez-vous à eux “Héb. 
XII, 17. Jésus dit à ses apôtres: Al- 


lez, enseignez toutes les nations. 
leur enseignant à observer toutes les 
choses que je vous ai commandées, et 
voici que je suis avec vous jusqu'à la 
consommation des siècles. Math, 28, 
18, 19. Celui qui vous écoute m'écou- 
Ite et celui qui vous méprise me mé- 
prise, Luc 10. 16. Si donc nous som- 
mes obligés d'écouter l'Eglise et d'ob- 
server ses commandants et de ne 
pas la mépriser; et si le Christ es 
avec elle pour toujours, nous sommes 
certainement tenus de soumettre no- 
tre foi à l'Eglise. 


Q. — Mais cette soumission ne prive- 
t-elle pas notre pensée de toute re- 
cherche et de toute liberté? 

R. — Chacun doit rechercher les vé- 
rités de l'Eglise, en étudier Les rai- 
sons les significations et l’histoire: 
mais lorsqu'ils rencontrent des vé- 
rités difficiles à comprendre, ils dol- 
vent recourir aux enseignements de 
l'Eglise qui à reçu le pouvoir d'ensei- 
gner les vérités de la foi. 


Q. — Mais n'ai-je pas droit à mon 
opinion autant qu’un autre? 

R. — Tant qu'une chose donne lieu à 
plusieurs opinions, vous avez droit à 
la, vôtre; mais si une vérité a été ex- 
pliquée et décidée par une autorité 
compétente comme l'est celle de l’E- 
glise, vous devez alors vous soumet- 
tre. Les enfants, les fous, les criminels, 
tous proclament la rectitude de leur 
opinion; or, allez-vous leur donner 
toujours raison parce qu'ils ont droit 
à leur opinion? 


— 


Savourez le meilleur 


À nos correspondants | 


Nous sommes obligés de ren- 
voyer quelques courriers à la 
semaine prochaine. 

La rédaction 


JOUSSARD 


1 novembre 
Mois des Morts 


Pendant ce mois de novembre con- 
sacré par l'Eglise au culte du souve- 
ni de nos défunts, chacun voudra 
bien avoir une pensée, une prière cha- 
que jour en faveur du soulagement de 
ces pauvres âmes qui attendent de 
nous ce rayon de lumière, de rafrai- 
chissement et de paix prochaine. C'est 
ur devoir pour tous, même de jus- 
tice; car qui sait combien d'’âmes 
saintes souffrent actuellement et de- 
puis longtemps peut-être par notre 
faute, pour les avoir malédifiées, les 
avoir entrainées au mal ou détournées 
du bien. Il y a une injustice à réparer 
et c’est le temps pendant que nous 
le pouvons et le devons. 


Toussaint … 


Suivant la vieille tradition qui ne 
change guère en ces cas, la Toussaint 
a été plutôt froide, après avoir été 
précédée d'une tempête de vent, nei- 
ge et temps humide. Heureusement 
que le soleil est revenü en ce grand 
jour de notre fête à tous par la com- 
munion des Saints, au ciel, dans le 
Purgatoire et nous, les élus sur la 
terre... 

Glace 

En face du correspondant, s'étend 
une belle nappe limpide, un peu plus 
claire que l’eau du large, c'est dire 
que Ja glace a fait son apparition 
sur notre Jac. Le froid a été intense 
ces jours derniers pour former cet- 
te couche et la rendre assez solide 
par endroits pour pouvoir porter les 
autos. Ainsi, nos amis de Grouard, i- 
solés comme dans une île, peuvent 
maintenant, grâce à ce pont de glace 
ajouté à chaque bout du grand pont 
de bois, sortir en toute liberté et sé- 
curité et vice-versa pour ceux du 
continent voisin. —Corr. \ 


ST-JOACHIM 


Au soir de la Toussaint, le R. P. 
D.-A. Gobeïl, O.MI., rédacteur à la 
Survivance, nous fit un exposé apo- 
logétique de l'existence du purgatoi- 
re, où nos chers défunts se purifient 
dans la souffrance avant d'entrer au 
ciel. Samedi matin, le R. P. À. Bou- 
cher, O.MI, chanta le service so- 
lennel pour les défunts de la pa- 
roisse. Le R. P. A. Naessens, O.MI. 
et le Frère Dupont, OMI. scolasti- 
que, l'assistaient comme diacre et 
sous-diacre. 

Dimanche prochain, commencera 
une grande retraite d'une semaine 
prêchée par le R. P. À. Lortie, O.MI. 
de Québec. Les sermons se donneront 
tous les soirs à ‘7:30 hres, ainsi que 
tous les matins à 7:30 hres, entre les 
messes de 7 et de 8 h. Pendant cette 
semaine auront lieu aussi les qua- 
rante heures, vendredi, samedi et di- 
manche, les 15, 16 et 17 novembre. 


°. SAINT JOACHIM 


Vendredi soir prochain, le 8 cou- 
rant à 8:15.précises, dans.la salle de 
l'école séparée, le Cercle’ dramatique 
St-Joachim inaugurera la saison par 
un programme littéraire -et. musical. 
Les artistes suivants sont au pro- 
gramme: Mme J. Decor, violoniste et 
vocaliste;s Mme T. Pepin-Olsen, pia- 
niste: Mile Bérangère Mercier, so- 
prano; M. A. Morin, basse; M. Jac- 
ques Sylvestre, tenor;: M.'R. Huggett, 
baryton. Deux pièces en un acte, par 
Emma Morrier: “VA TON CHEMIN”, 
qui reçut une mention honorable au 


concours Carnegie au début de 1935, 


et “L’'INSPIRATION”. Les interprè- 
tes seront: M. et Mme J.-H. Trem- 
blay, Mme J.-B. Hurtubise, Mlle Ma- 
done Hurtubise, Mlle Lilianne Côté et 
MM. J.-E. Morrier, H. Bériault, Paul 
Chatain, J. Madore et A. Côté. 

Accompagnatrices: Mmes Olsen et 
Little. 


BONNYVILLE — Est né de M. et 
Mme Euclide Normand un fils bap- 
tisé sous les noms de Joseph ouae 
Emile, Parrain et marraine, M. et 
Mme Albert Gratton de Thérien. | 

| 


ECC... | 


Doctor ES. Colman 


Dentiste. 
HIGHE PRAIRIE, ALTA, 
sera à High Prairie, Alta, 
tous. les lundis, mardis et 
mercredis. .!.: 

McLENNAN .. 
Jeudi ét vendredi. . 


RARE 


Mc LENNAN 


Le 27 octobre. pour la population 
canadienne française de notre peti- 
te ville, tous les chemins menaient à 
le salle paroissiale où les élèves de 
l'Ecole Guy recevaient avec entousi- 
asme leurs parents et amis, pour le 
concert français annuel, à l’occasion 
de la distribution des prix de l'A.C. 
FA. 


Les détails seront publiés dans la 
“Survivance des Jeunes.” 


MORINVILLE 


4 novembre 


Nous avons appris dernièrement la 
mort d'un ancien paroïssien de Mo- 
rinville dans la personne de M. Nar- 
cisse Brissette. Ce cher Monsieur de- 
meura avec nous plus de quinze ans 
et finalement il résolut de rtourner 
à Montréal. C’est là même qu'il vient 
de mourir à l’âge de 83 ans. Ses vieux 
amis regrettent son départ inattendu 
et son fils Alphonse de notre ville 
pleure la mort de ce tendre père qu'il 
chérissait. Il est inutile de dire qu'il 
a toute notre sympathie dans le deuil 
qui vient de la frapper. 

Xl nous à été donné dernièrement 
d'assister à une séance de l'vant- 
garde Notre-Dame, au couvent de 
Morinville. Cette avant-garde est 
composée des élèves de la haute éco- 


1 et a tout un programme à rem | 


plir. Un des articles sera d'éviter les 
fautes de français dans la conversa- 
tion et Mgr le curé à bienv oulu pro- 
mettre un prix spécial à l'élève qui se 
distinguera le plus sous ce rapport. 
Parlons anglais lorsque c’est le temps 
de le faire et parlons français quand 
c'est l'heure du français. Ne mélons 
pas les deux et ce sera là le travail de 
nos avant-gardistes. Mile Alma Car- 
rière ‘est la présidente de ce cercle 
nouveau et c'est dire qu'il est entre 
bonnes mains. 

Le: froid qui sévissait depuis une se- 
maine a fini pas casser et nous pou- 
vons respirer quelque peu maintenant. 
Cette première teuche de l'hiver a été 
assez dure et à empêché un bon nom- 
bre de nos paroissiens de se rendre à 
l'église pour la Toussaint et le jour 
des morts. La grande raison est que 
l'on n’était pas préparé pour ce froid 
intense et digne de janvier. 

Mgr le curé a commencé sa visite 
paroissiale lundi dernier. T1 se pro- 
pose de visiter chaque famille en 
particulier et n’arrêtera que lorsque 
le travail sera terminé. Cette visite 
annuelle fait du bien à tous. Elle nous 
rappelle celle que faisaient nos an- 
ciens curés de Québec, car elle fait 
partie de nos coutumes nationales. 

Mille Germaine Meunier doit con- 
voler jeudi prochain. Déjà tout un 
groupe d'amis organisent des fêtes en 
sa faveur, car cette demoiselle a su 
se créer une réelle popularité depuis 
assez longtemps. Nul doute que la 
plupart se rendront à la cérémonie 
du mariage et ce sera un dernier a- 
dieu à notre Germaine qui s'en va 
demeurer en dehors de Morinville. El- 
le épousera M. René Chamberlan de 
Légal. Nos meilleurs souhaits vont 
aux nouveaux mariés. 

Notre Mère Provinciale est partie au 
début de la semaine. Elle va rendre 
visite à ses religieuses du sud de la 
province et de Lewiston. C’est dire 
que son absence durera quelques se- 
maines. Nous lui souhaitons bon vo- 
yage. —Corr. 


COIN DES BONNES 
AMIES 


5 novembre 


Plusieurs tables ont déjà été for- 
mées pour le Bridge et le Whist qui se 
jouent cette semaine, et nous soili- 
citons l'aide de tous nos amis afin 
d'assurer le succès de l’oeuvre de nos 
charités de Noël. 


REGLEMENTS 


Pour le Bridge “Contract” et “Auc- 
tion”, seize mains se joueront, et on 
devra changer de partenaire après 
quatre mains. Vous pouvez doubler, 
mais ne devez pas redoubler, et les 
quatre honneurs. ne comptent que 
dans une même main. 

Pour le Whist, vous jouerez le Whist 
ordinaire, et changerez aussi de par- 
tenaire après quatre mains. 

Les prix n'iront pas nécessairement 
aux plus hauts points, mais à une 
moyenne qui sera choisie à l'avance. 

Les résultats pourront être donnés 
par téléphone aussitôt que possible 
en s'adressant aux personnes suivan- 
tes: à 
Mile McKinnon — téléphone 26692 
Mile Dostaler téléphone 81399 
Mile Baril téléphone 26524 

B. M. 


BONNY VILLE 


4 novembre ; 


On nous apprend que notre village 
aura cette année trois équipes de 
gouret. Ce sera une ligue locale et en 
miniature, peut-être pas du tout 
moins intéressante pour cela. M. J. B. 
Nadeau aura le soin de la charge de 
la patinoire cette année. 

Le R. P. Langlois passa la fin de 
semaine à Bonnyville et contribua à 
rendre la fête de la Toussaint des 
plus édifiantes, Notre pasteur, le R. 
J. E. Lapointe est heureux du bon 


esprit qui accompagne ces fêtes vo- 


yant la totalité de la paroisse s’appro- 
cher des sacrements. —Corr. 


Précepte ; 
I faut rendre les enfants raison- 
nables et non les rendre raisonneurs. 
—Joubert. 


MAL DE DOS(& 


‘ disparait bientôt 


par l'usage de 


PELURLES . 


CERCLE DE 
JEUNESSE 


jeunes gens et jeunes filles se ren- 
dent au Cercle pour discuter d'im- 
portantes questions. | : 

Les membres du Cercle ont prom 
leur concours aux Dames de Ste-Fa- 
mille dans l'organisation d’un bazar 
et ils se hatent à vendre leur 100 li- 
viets. Les jeunes filles auront la di- 
rection de la table des bombons. 

La prochaine assemblée du Cercle 
ls lieu lundi le 11 nov. et le pro- 
| gramme promet beaucoup d'intérêt. 
| Tous les membres offrent leurs con- 
doléances à la famille Despins, à l’oc- 
casion de la mort de Mlle Béatrice 
Despins. 


CALGARY -—— Un bon nombre : 


CERCLE GRANDIN DE L’'A.C.J.C. 


Collège des Jésuites — Le Cercle 
Grandin fait un bon travail depuis le 
début de l'année scolaire. 

À ses dernières réunions, le sujet 
principal a été “l'Action catholique.” 
| Le R. P. Demers, S.J., modérateur, a 
i rappelé le mot d'ordre du Pape: Le 
1 souverain Pontife demande l'Action 
catholique, il n’y a qu'à obéir. Les 
travaux du Cercle devront donc trai-| 


| d'apostolat laïque. 
| À une séance spéciale du Cercle M.! 
Hudson Delisle a traité ce dernier su-! 
jet: “Nous qui sommes catholiques 
a-t-il dit, entr'autres choses, et! 
participants du corps mystique, il! 
nous importe d'étendre aux autres la 
vérité que nous possédons. Il nous est! 
aussi un devoir de développer en nous | 
la grâce que Dieu nous à confiée le! 
jour de notre baptême.” La confé- | 
rence a mérité des éloges. M. Emile 
Brière a traité au Cercle de l'Action 
catholique organisée de la participa- 


tion des laïques à l'apostolat hiérar- L 


chique de l'Eglise. ” 

La conférence de M. Brière était des 
plus fouillée et pleine d'idées prati- 
ques. 

M. G. Bourbeau a parlé brièreve- 
ment de quelques organisations d’Ac- 
tion catholique à travers le monde et 

M. Menard à intéressé le Cercle sur 
une question d'actualité: le conflit 
italo-éthiopien. 

Y a-t-il des figures parlementaires 
au Canada? M. Mathieu a répondu 
positivement à la question. On rap- 
porte que les acéjistes ont été émer- 
veillés des connaissances de M. Ma- 
thieu. 


LE FRERE BORGHESE, 
O.MI. QUITTE ST- 
JOACHIM 


On ne peut passer sous silence le 
Gépart de notre bon frère Borghese, 
OM, le sacristain bien connu de 
l’église St-Joachim. Venu d'Italie il 
y a bientôt vingt-cinq ans, le cher 
Frère avait été fixé à St-Joachim 
dès son arrivée, Depuis, il a fait son 
humble travail de sacristain, Très 
ponctuel, d’un goût et d’une habileté 
remarquables pour les décorations de 
l'autel, maître de cérémonies des plus 
oualifiés, à tel point que des malins 
l'avaient surnommé le “vicaire dela 
paroisse”, toujours il eut l’estime et la 
vénération des paroissiens et ‘de tous 
ceux qui ont vécu avec lui. Discret 
et très intéressé à Ia paroisse, il sut 
toujours mettre tout son talent à te- 
nir son église convenablement et pro- | 


premént, tout en visant à la plus 
scrupuleuse économie. Très sévère sur 
chapitre des traditions, les anciens 


lui sauront gré d’avoir gardé à l'é- 
glise St-Joachim son air de famille, 
Affaibli par deux opérations sue- | 
cessives, il a dû accepter avec regret 
de quitter ce poste auquel il était si 
fortement attaché. Xi n'est pas loin 
cependant; 


au Juniorat St-Jean où 


il continuera de travailler pour sa. 


chère Congrégation, il pourra de 
temps en temps venir revivre auprès 
de son église St-Joachim les souvenirs 
d'un heureux passé. 

Les paroiïissiens de St-Joachim de 
concert avec leur pasteur lui expri- 
ment leur sincère remerciement pour 
ses longues années de service auprès 
de l'autel et lui redisent du fond du 
coeur leurs regrets de le voir s'éloi- 
gner. 


3 
è 


SAINTE-LINA 


Dimanche également était notre di- 
manche de l4 honne presse. M. Bel- 
humeur se trouvait aussi de passage 
à Ste-Lina et il en profita pour faire 
Île récensement des familles cana- 
.diennes tout en renouvelant les a- 
bonnements à la “Survivance.” 

De passage à Ste-Lina, M. et Mme 
J. Collins de Fort Kent: M. et Mme 
À. Durocher et M. Emile Lessard— 
celui-ci en voyage d'affaires — étaient 
visiteurs chez M. C. Terrien. Ils sont 
de Normandeau, | 


N'oubliez pas d'assister à la repré- | 


sentation du célèbre film “Les misé- 
rables” de V. Hugo, le 10 et 11 no- 
vembre. L'entrée est gratuite. Tous 
bienvenus, —Corr. | 


ter beaucoup d'action catholique et' 


LA SURVIVANCE 


LAMOUREUX 


4 novembre 


Hier nous avions notre première. 


soirée familiale de l'automne. Après 
la partie de cartes un réveillon fut 


‘servi par les Dames de l’Autel. Mme 


McCormick, notre &évouée institu- 
trice de l'école Saskatchewan avait 
préparé la partie récréative. Nous te- 


ves pour le succès obtenu. Un merci 
aux amis des alentours. Ces dames 
gagnèrent les prix: Mmes Almidas 
Lamoureux, Siméon Langlois, Euclide 
Villeneuve. Les prix des hommes fu- 
rent gagnés par MM. Bill Palahuk, 
Adélard Gaumont, Omer Houle. Le 
prix d'entrée donné par M. P. A. Mo- 
ret du Fort fut gagné par Pete La- 
moureux. Le prix de la raffle don- 
né par M. Joseph Godbout fut gagné 
par Bül Campeau. 

Pendant la soirée, nous avons éga- 
lement eu la distribution des prix du 
concours de l'A.C.F.A. Maïlheureuse- 
ment l'Exécutif de la ville n'était pas 
représenté. —Corr. 


SAINT-PAUL 


4 novembre 

Nous avons le regret d'annoncer la 
mort de Mme Marie-Louise Desma- 
rais, épouse de M. Ephrem Desma- 
rais, décédée le ler novembre à l'âge 
de 65 ‘ans, après unelon gue et dou- 
icureuse maladie. Nous déplorons le 
départ de cette vénérable paroissien- 
ne au milieu d’une nombreuse assis- 
tance. Les Dames de Ste-Anne dont 
la défunte était l’une des membres 
étaient présentes en grand nombre. 

Dimanche soir finissait notre tri- 


DELLA NT En nm 2 D 


duum de prières publiques d'actions 
de grâces. Soit aux vépres soit aux 
Heures Saintes l'assistance fut nom- 
breuse. 


DAMES DE SAINT 
JOACHIM 


La première soirée de notre asso- 
ciation depuis les vacances a rempor- 


nons à la remercier, elle et ses élè- ‘té un brillant succès, en vue des mul- 


tiples organisations de charité qui, | 
de toute part, nous sollicitent, c'est 


un double succès. Un moment, la sal- | 


Je paroissiale semblait trop petite pour 


‘contenir les invités avides de s'amu- 
‘ser et de faire l’aumône. 


Les jeux, sous la direction de Mme 
LaBissionnière, présidente et du lieu- 
tenant Gérard Baril ne pouvaient 
qu'être menés à bonne fin; un gé- 
néreux goûter servi par les dames de 
ia paroisse à la Gemande de Mme 
Gosselin termina dignement la vei- 
lée. 

Mie L. Blanchard gagna le prix 
d'entrée: une boîte de pommes, don 
de M. À. Tougas. Mme L. Blais gagna 
une magnifique lampe; Mme C. E. 
Barry, un nécessaire à thé en por- 
celaine et M. Paul Chatain une demi 
douzaine de serviettes de maderé.— 
Félicitations. 

Les dames de St-Joachim désirent 
remercier ceux et celles qui se sont | 
dévoués à leur organisation, les do-| 
rateurs de prix et les personnes d'ici 
et des paroisses voisines qui les 
encouragées. 

| 


Mme Pigeon est à préparer une ven- 
te de pâtisseries pour le 7 décembre, 
laquelle vente aura lieu au magasin 
de la Baie d'Hudson. Nous tendrons 
encore la main pour nos oeuvres. Vous 
Vous viendrez? 

La Secrétaire. | 


Hôpital de la Miséricorde 


6 novembre È 


M. P. Laperle, Winterburn, arrivé 


depuis quelques jours pour ee 


ments. , _ 

M. A. Meunier de Morinville, à l'hô: 

ital, cas d'accident. | ee 
À M. E. Proulx, Légal, condition bon- 
ne pour le moment. 

M. F. Escallier, admis pour léger 
rhume. 

M. Donat Caouette, infirmier, OCCU- 
pe maintenant une chambre d'hôpi- 
tal, sous observation. ; 

Mme Ernest Maltais de Beaumont, 
naissance d’un fils, baptisé Joseph, 
Emile, Adélard. Parrain et marraine 
M. et Mme Emile Clément, oncle et 
tante de l'enfant. | 

Mme Donat Thibert de Dane 
est l'heureuse maman d'une e. : 

Mme L’Abbé de Morinville, admise 
le 26, va beaucoup mieux et partira 
sous peu. 

Me Imelde T'etreault d'Edmonton, 
nous quittait dimanche dernier | en 
bonne voie de guérison. 

Mme Gertrude Boyle d'Edmonton, 
admise pour pneumonie, voit sa condi- 
tion s'améliorer de jour en jour et 

ourra quitter sous peu. 

À Mme Marguerite Bijou de Lyndale, 
pas de changement notable. | 

Mme Alice Lamarche, Légal, admi- 
se le 5, est sous observation. 

Mlle Northcote, élève des RR. SS. 
de l'Assomption admise pour opéra- 
tion d’appendicite, va très bien. 

Maurice Escalier 5 ans à l'hôpital 
pour infection d’un poignet. 


Un beau coup de fusil 


Lauritz Melchior, ténor du Métro- 
politan Opera de New York, chas- 
sant avec des compagnons au Nou- 
veau-Brunswick à tué un ours noir, 
pesant 500 livres, deux cerfs et plu- 
sieurs bécasses. Ses compagnons, dit 
le service de la chasse et de la pêche 
du Canadien National, ont aussi été 
très heureux dans leur excursion de 
chasse. , 


DANS NOS HOPITAUX | 


Carnet Universitaire 


Voici deux autres jeunes uni- 
versitaire canadiens français: 

Léo Giroux? “Jos”? I vient de 
MecLennan, du grand Nord. Pas 
méchant, Jos. bon vivant, com. 
pagnie agréable! Studieux. Et 


. C’est un fameux disciple on apô- 
tre du scalpel. 


En frappant à sa porte vous en- 
tendez un “oui!” caverneux, mais 
aussitôt que votre identité lui est 
révélée, il s’informe de votre san- 
t6, de votre travail, de tout... 

Le rire? Jos considère que ça 
vaut bien des remèdes, et il vous 
faut rire au moins trois fois par 
jour: c’est de santé! 


N'oublions pas “Paul Hervieux”. 
Et le nom de Paul Hervieux, est 
synonyme de chasseur émérite, 
d’Isaac Walton, on de Tartarin- 
Chasseur. “J’visai et j'tuai.…, d'un 
coup, quat’gros “Mallard”, mon 
vieux; tiens, y pesaient tant!!. 
c'est incroyable!” 

Des histoires de chasse. c'est 
Paul qui en connait. C’est que ça 
a un côfé pratique. lorsqu'on 
arrache une dent et qu'il fant 
convaincre le patient que ça ne 
fait pas mal. Une histoire de pè- 
che, aussi, ça va loin! 

“Bonjour, Paul!”—et Ia réponse 
est toujours un cordial et ami- 
cal...: “Tiens, bonjour Titoine!” 
Caractère gai, bon rieur, Paul 
n'en est pas moins bon travail- 
leur, “piocheur”.… gne effort 
n’effraie pas. 5 


“FÊTE DE L’ARMISTICE, LE 11 NOVEMBRE 
* DONNEZ UN PEU PLUS POUR VOTRE, 
COQUELICOT CETTE ANNEE”. 


emploi 127 vendeurs 


préfèrent acheter en 


.… C'est ici qu'intervient le distribut 
cialités des différents manufacturiers d 
à un territoire limité, le couvrant t 
assumant toute la responsabilité de 1 
le distributeur rend des services qui, 


l'Imperial Tobacco Com 
le détaillant de moyenne 
Et pourtant, il y a des 

il faut faire la livraison 


se 
PE, PR (4 
FT 
EC 5 , 
RE Den 2 LP 4 


QUI El 


Re ee 
j 


É 
sn 1.10 


petites quantités et souvent. 


et économie, sont inégalables. 


Le distributeur 


raisonnable. 


Cet appui, elle l' 


territoire particulier. 
Jours désirable pour 


le parcours complet du territoire. Mais qu 


.dor a atteint le point où ell 
la Compagnie s'efforce de la maintenir dan 


un territoire donné, 


enfreignent. 


Les distributeurs 
du 


toujours heureuse de 


” bromouvoir leurs intérêis. 


4 


étant donc reconnu indispe le. l i 
Tobacco Company se sent oblig pensable, l'Imperial 


le maintien de conditions et 


) accorde de deux façons: d' Î 
protège le distributeur contre toute a 
de concurrence est tou- 
a vente et pour assurer 
and la Concurrence, dans 
€ peut servir de telles fins, 
ue S ces saines conditions. 
e plus, la Compagnie ;i 

attend de tous et dec ee ne 
de pratiquer la coupure des 
clients détaillants de le faire. 
de protéger ses distributeurs 
contre la concurrence excessive. 


Les distributeurs de tabac s 
base territoriale. Chaque associ 
des codes de pratique et d 


. Une certaine somme 
stimuler l'effort dans 1 


prix, mais 


contre 


faire tout en 


Pour placer son tabac chez les détaillants, tout manufacturier 
constate qu'il lui faut recourir au distributeur. Quoiqu'ayant à son 
qui consacrent tout leur temps à cette tâche, 
pany est incapable de prendre contact avec 
importance plus qu’une fois en cing semaines. 
milliers de détaillants qu’il faut voir et à qui 
deux et trois fois par sem 


eur. Parce qu'il tient les spé. . 
e tabac, qu'il borne ses activités 
Otalement et fréquemment, et 
a livraison et de la perception, 
aux points de vue rendement 


ée de lui fournir son plein appui pour 
de pratiques lui assurant un profit 


ses distributeurs qu’ 

hacun d'eux que non seulement ils no 
qu'ils dissuadent aussi leurs 
La Compagnie est tout aussi soucieuse 
la concurrence déloyale que 


_Jouent un rôle très important , 
labac et s'en acquittent si bien que at T a. re . 


Son pouvoir pour Sauvesarder et 


IMPERIAL TOBACCO COMPANY OF CANADA 


aine, parce qu'ils 


LIMITED 


CE NE _ 


6/NOVEMBRE, 1935 


EDMONTON — M. J. M. Fontaine 
de St-Paul est actuellement en ville 
et il a assisté au concours semi-final 
et final des équipes de jeunes juges 
des clubs de jeunes éleveurs provin- 

“deux She ; 

M. Fontaine était accompagné de 
M. Omer Lafrance de St-Paul M. 
Lafrance & participé au concours des 
jeunes juges. - 


ST-PAUL — Le R. P. Larose, O.M.I. 
curé de la paroisse est actuellement 
à Edmonton. | 


FALHER — Mme F. Lachance est 


allée à Edmonton où elle a passé 


quelques jours. 


EDMONTON — M.-Euclide Théo- 
ret, homme d'affaire bien connu de 
Beauharnoïis était en ville diman- 
che. LI arrivait de (Victoria par Cal- 
gary. 

CALGARY — M. ie Dr Beauche- 
min, président général de l'A.C.F.A. 
est allé à Edmonton dimanche. Il a 
sssisté à une réunion de l'Exécutif 
central de l’A.CF.A. 


ST-PAUL — M. J. A. Gallant a été 


LAMOUREUX — Mile Simonne 
Barbeau est retournée en ville la se- 
maine. dernière. . ‘ 


LAFOND — Mme Hubert Lavoie est 
partie pour Calgary voir sa mère qui 
est dangereusement malade. 


EDMONTON — Dimanche pro- 
chain, le 10 novembre, aura lieu à 2 


h. de l'après-midi, à la salle St-Joa- 


chim, la distribution des prix du con- 
cours de français, aux élèves de l'é- 
cole Grandin. Un joli petit program- 
me sera exécuté à cette occasion par 
nos enfants. Cordiale invitation à tous 
les parents. 

BONNXVILLE — M. Pelletier de la 
Rivière-la-Paix est en tournée d'ins- 
pection pour le gouvernement con- 
cernant le besoin des fermiers éprou- 
vés par le manque de récolte et dans 
un pressant besoin de fourrages pour 
leurs bestiaux. 


STE-LINA — Parents et amis se 
réunissaient dernièrement chez M. Z. 
Magnant pour une veillée en famille. 
Plusieurs s'étaient donné le mot et 
apprécièrent beaucoup cette soirée. 


! 


MORINVILLE — IL est rumeur 
qu'un couple de vieillards de cette 


| paroisse célébreront bientôt leur cin- 


admis à l'hôpital Ste-Thérèse le 27 | quantième anniversaire de mariage 


octobre. - 


L'événement est assez important pour 
ne pas passer inaperçu et les enfants 


A LA MEMOIRE 


LA SURVIVANCE 


D'ALBERTINA 


GARIEPY 


Les morts durent bien peu. 
Hélas! dans le cercueil ils 
tombent en poussiere 
moins vite’ qu’en nos coeurs. 
V. H 


La mort est triste et tragique, sur- 
tout lorsque la personne atteinte est 
bonne: et une femme pouvait-elle 
être meilleure que Mme Albertina Ga- 
riépy? J'ai souvent entendu l'énu- 
mération de ses qualités, mais il fal- 
hit toujours ajouter qu’elle était. bon- 
ne. 


\ 


l 


A moi, qui écris en ce soir de deuil 
que de fois, que de fois, grand Dieu! 
quand, pauvre et peu intéressant, je 
revenais du Nord, on m’ébergeait, me 


ST-PAUL — Le R. P. Pratt, O.MI, se chargent d'y voir. De plus les nourrissait, me conseillait, et je vois 
était de passage à St-Paul, il y a|:ombreux amis des heureux jubilaires encore son bon et aimable sourire 


quelque temps. 


ST-PAUL — M. Alphonse Brosseau, 


sont également anxieux de dONNET | panneau 
June marque d'amitié et d'affection à 


ces bons vieux que tout le monde vé- 


marchand était en ville il y a quel- nère. 


ques jours. 


2 


: ST-PAUL — M.P.-R. Gaboury, mar- 


ST-VINCENT — M. Alexandre Ma-| chand en gros bien connu de notre 
hé était de passage à Edmonton ces] localité est revenu ces jours derniers entassait une cargaison de toute 


jours derniers. Il est aussi passé aux 
bureaux de la “Survivance.” 


EDMONTON — Mme J. Lapensée 
de Faïher est entrée à l’hôpital pour 
y suivre quelques traitements. Son 
jeune fils à subi une heureuse opéra- 
tion. Sa convalescence sera cependant 
assez longue. 


LAMOUREUX — Plusieurs amis se 
réunissaient récemment chez M. E. 
Gaumont afin de fêter le départ de 
M. et Mme Moïse Chevigny pour la 
Californie. 

LAMOUREUX — M. et Mme 4. La- 
fleur passaient la journée de diman- 
che, 27 octobre, chez M. D. Campeau. 


LAMOUREUX -— M. et Mme Lau- 
rent Lamoureux sont venus rendre vi- 
site à leurs parents M. et Mme Ar- 
thur Lamoureux. 


LAFOND — Mme Aldéric Fouquet- 


te, en tombant d’une hauteur de cinq 
ou six pieds s’est fracturée la clavi- 


cule. 


CALGARY — Les parties de car-!{.pre à Calgary, à l’âge de 81 ans. 
tes données sous les auspices de la 


d’un long voyage dans l'Est. Il à vi- 
sité en particulier son vieux père âgé 
de 84 ans et sa vieille mère, qui de- 
meurent à Montréal. L 


EEE om vbosmmmmmtnmteveuses-) 


NAISSANCES 


Donnelly.— Le 27 octobre a été fai- 


: (Suite Ge la page 1) 


qu'accompagnaient ses charités. 

Au temps où son époux, l’honora- 
ble Wilfrid Gariépy, était ministre du 
gouvernement Stewart, Mme Gariépy 
remplissait brillamment son rôle dans 
le monde albertain, et faisait hon- 
neur à la race canadienne-française: 
elle était instruite, jolie femme, po- 
sait un peu, mais avec aisance. 

Je ne crois pas qu’elle füt souvent 
oisive durant foute sa vie. Elle ai- 
mait la musique et chantait bien. 
Elle lisait beaucoup et aimait à parler 
de ses lectures. 

Elevée à la campagne, elle en avait 
apporté deux qualités qui entretien- 
nent le bonheur et font réussir dans 
le monde: le goût du travail et de 
l'économie. | LE 


Elle était chrétienne et ne le ca- 
chaïit pas. Toutes les oeuvres de sa 
paroisse, St-Joachim, l’intéressaient. 
J'ai connu deux jeunes filles intel- 
ligentes — deux servantes — qu’elle 
avait vues, revues et enrôlées dans 
la Congrégation des Enfants de Ma- 
rie de St-Joachim. Ces jeunes filles, 


aujourd’hui devenues dames, lui sont 
t 


encore reconnaissanies. 

Mme Albertina Gariépy était, je 
pense, la grande amie de “Mile Pha- 
neuf” quand elle enseignait à ses qua- 
tres enfants, et aux petits Canadiens 
et Canadiennes d’Eämonton, il y a 
vingt ans et plus. 

Que le temps passe vite, et moi- 
même je suis déjà vieux. 

À la famille Gariépy, joffre, en 
mon nom et en celui de ma famille 
et de toutes les familles de l'Ouest, 
les sympathies du coeur. | 

Dr Joseph Boulanger. 


M. I’ABBE TESSIER | DES TREMBLEMENTS 


Dans ces petites embarcations où 


sorte de matériel que M. l’abbé Tes- 
sier décrit de la façon la plus inté- 
ressante, on peut se demander ajoute 
le conférencier quel était le bien- 


être dams le vaisseau, quel en était l'o- 
deur et quel espace pour l'équipage 
et les passagers. Tout cela ajoutait 


PAGE 5 


EE 


POLITIQUE 
PROVINCIALE: 


(Suite de la lère page) 


PAS DE DIVIDENDES DIT LE 
CHEF LIBERAL 


M. W. R. Howson, M.A.L., chef de 
l'opposition libérale, à déclaré: “Le 
premier ministre Aberhart n'a pas 
l'intention de donner $25.00 par mois 
à chaque résident de l'Alberta.” 

“Pourquoi donc ne dit-il pas la vé- | 
rité au peuple, a-t-il été demandé à | 
M. Howson? 

“Le premier ministre cherche une 
porte de sortie, a déclaré M. How- 
son.” ‘ 

Cette déclaration a été faite après 
une nouvelle qui annonçait l’arrivée 
du Major Douglas, le printemps pro- 
chain seulement. 


LE PRIX DES BOISSONS EST 
AUGMENTE 


Depuis jeudi dernier une nouvelle 
liste de prix est en vigueur à la Com- 
- mission des Liqueurs de l'Alberta. 
Les augmentations sont de 25 sous 
sur Je Scoth Whisky. 20 sous sur le 
“rye”, 20 sous sur le gin importé et 
5 sous sur la douzaine de bière. 

Le premier ministre espère avoir 
un revenu provincial additionnel de 


$300,000 avec les liqueurs. 


DEFICIT DE 5767,172 


L'hon. Charles Cockcroft, trésorier 
provincial, vient de présenter un rap- 
port intérimaire sur les finances pro- 
vinciales, couvrant une période de six 
mois se terminant le 30 septembre. 
Ce rapport montre un déficit de $767,- 
172, soit une augmentation de $21,- 


DE TERRE 798 sur la même période de 1934. 
(Suite de la lère page) 
AU CANADA 
MONTREAL — Le tremblement RENVOI 


s'est fait sentir à Montréal à 11 heu- 


res p.m. jeudi, temps d’Edmonton 


Les techniciens de l’observatoire du 
cominion ont déclaré que l’épicentre 
du tremblement était probablement à 
quelque 200 milles au nord-ouest 
d'Ottawa, tout près de Doucet, Qué- 


été endommagée de façon à retarder 


ie service des trains. 


| HENRY BRACE RECOIT SON 
M. Henry Brace le surintendant du 
département des Assurances à reçu la 
semaine dernière une lettre de l’hon. 
C. Manning secrétaire provincial lin- 
formant que ses services ne seraient 
plus requis à partir du 31 octobre. 


vernement depuis 1920. *, 


CANDIDAT MUNICIPAL|Les prix du marché 


rs 


Prix à Edmonton. 
No 1 Nord 
No 2 Nord 
No 3 Nord 
No 4 Nord 
No 5 Nord 


. 15% 


No 3 CW + 

No 4 CW . 13% 
Bétail— 
Taures de choix 2.50 à 3.25 
M G. P. PONION Taures moyennes 150 à 2.50 
Ce ne hope ter Bouvillons de choix … 3.75 à 4.50 
Ps : ns Bouvillons moyens 2.25 à 3.00 
qui se présenteront le 13 n0-|° wches de choix 150 à 1.75 
vembre devant l'électorat d'Edmon- Vaches moyennes 1.00 à 150 
ton pour être élus au conseil de la RS Rd Ro 1,00 à 150 
ville. M. Ponton, qui se présentait]  Ayneaux ru 450 à 5.25 
l’an dernier, a été défait par 114 voix Moutons d’un an 2.00 à 3.25 
seulement après avoir recueilli 10,500 Veaux de choix 4.00.à 4.50 
votes. La confiance que M. Ponton Commun à moyen 2.00 à 3.50 
a reçue de l'électorat lan dernier luil porc de Bacon 6.80 
à laissé l'espoir qu'il pourra cette an- Boeufs d’engrais— 

née obtenir un siège au Conseil de Choix ….… 250 à 3.50 
Ville. Autres 150 à 225 


M. Ponton est un vérificateur-ex- 


pert et son éducation lui a permis Re 

d'obtenir les connaissances les plus No 1 

précieuses sur les questions de fi- No 2 

nances municipales, Ocufs- Variations quotidiennes. 
C’est pourquoi M..Ponton a déclaré GTR À mu. 27 

que s'il est élu au conseil de ville, il Bis 19 

espère trouver une solution à cette Cr 14 

question des taxes. “Il croit qu'il y|Beurre— 


& certainement une solution efficace] No 1, en boîte 25% 
qui permettra tout en alimentant le] Enveloppé, No 1 25 
trésor municipal de sauvegarder 12!  Enveloppé, No 2 24 
propriété du contribuable. Enveloppé, No 3 22 


M. Ponton est convaincu que si le 
taux n'était pas fixé à plus de 50 
milles, il y aurait une rentrée plus 
considérable des taxes. | 

En 1935, M. Ponton a déjà fait cet- 
te suggestion au comité de finances 
de 1a ville. Elle ne fut pasagréée com- 
me telle. Cependant après avoir fixé 
les taux de perception à 55 milles au 
lieu de 64 en 1934, M. Ponton affir- 
me que l& ville à actuellement collecté 
beaucoup plus d'argent. Il est certain 
qu’un technicien tel que M. Ponton se- 
rait très utile au Conseil de ville. 


Mentionnez la “‘Survivance”” 


be 


Es —— cr 


RS 


= =, 
DST LÉ 
a 


PARLES 


ALLEZ PASSER LA 


NOEL 


AU PAYS ANCESTRAL 


te enfant de Dieu et de l'Eglise, Ma- aux difficultés de ces traversées de 
rie-Thérèse Irène Tanguay, enfant l'océan. 

de Joseph Tanguay-et de Aurore De- Après avoir cité plusieurs témoigna- 
meule. Parrain et marrain: Paul De-lges des voyageurs de ces temps hé- 
meule et Irène Gaucher. roïques de notre histoire, le confé- 
‘{rencier à donné une description de 14 

Lac Magloire — Née de Louis Bru-|vie déprimante à bord. . 

neau et de Gabrielle Savard, Marie, 
Thérèse, Alice Murielle, baptisée le|,ojise qualité des mets, le tangage et 
6 octobre. Parrain et marraine: M.|Je roulis avaient comme effet d'attris- 
et Mme Raoul Simard, grand’parents | ter la traversée de nombreuses morts. 
de l'enfant. Pour soutenir leurs énergies, dit le 


NECROLOGIE 


leur optimisme naturel et leur ten- 


inaltérable à travers les pires épreu- 


Nous recommandons aux prières de|ves. Is avaient aussi une autre force 


[qui leur venait de la religion. Chaque! sent de l'Université de l'Alberta et 
Mlle Béatrice ‘Despins, décédée à|bateau du roi avait un aumonier et géologiste de renom, Edmonton est 
l'équipage constituait une paroisse 
j mouvante. Les exercices spirituels et 
| M. John-W. Dahm, décédé le 31 oC-|1a prière publique y étaient de règle 

et donnaient aux corps et aux âmes 
ù | un surcroit de forces dont tout le 
St-Jean-Baptiste et des Dames de: jf, Narcisse Brissette, père de M.| monde avait besoin. Je n'ai évoqué, 


|nos lecteurs: 


Calgary le 28 octobre. 


L’odeur fétide du vaisseau, la mau- 


conférencier, nos ancêtres avaient 


dance à conserver une bonne humeur |à 1:09 a.m., vendredi, temps de l'Est. 


Aucun dommage n'a été rapporté 
des Maritimes, du Québec et de l'On- 
tario. Les édifices furent rudement 
secoués à St-Jean et Toronto et M. 
Frank ©. Donnell du bureau météo- 
rologique de Toronto a rapporté que 


NOUVELLES DE 


bec, où la voie de chemin de fer a| M. Brace était au service du gou- 
Dimanche, le 3 novembre, eut lieu 


était si fortement secouée. | chemin. 

A Ottawa, 2 instruments de l’obser- e 
vetoire ont été cassés par le choc. 

A Owen Sound, les gens sont sor- 
ties de leurs demeures. 

A Sherbrooke le choc se fit sentir 


L'assemblée fut des plus représen- 
tatives des membres et des intéressés 
de l'A.C.F.A. Des visiteurs de loin y 
assistaient pour conclure, à notre 
plus grand plaisir que, les débats in- 
tenses de nos réunions témoignaient 
i hautement de ïa vitalité des Cana- 
diens français de cette vrovince, 


A EDMONTON 
| D'après le Dr R. C. Wallace, pré- 


+ + * 


La prochaine assembiée de l'Exé- 
cutif aura lieu le jour du diner-cau- 
serie de décembre, le 2e dimanche du 
mois. Elle promet détre fort intéres- 
sante surtout à cause des rapports 
aui s'y feront sur es activités du pro- 
: ramme qui à été tracé à cette der- 
rement les tremblements, a dit de son}! nière assemblée. Le d'uer-causerie ce 


en dehors de la ligne de formation gé- 
ologique qu'a suivi le dernier tremble- 
ment. 

“On est trop loin de la ligne de fai- 
blesse géologique que suivent ordinai- 


la Ste-Famille ont repris avec beau- | paqmond Brissette d'’Edmonton, décé- ; Se : : 

, a dit M. l'abbé Tessier en terminant | ...: : à : > 

: : Sue . Dr J. A. rofess S risera s27s doute la pré- 
coup d'entrain. Ces deux sociétés of-l dé à Montréal, dans le cours de la|sa conférence, qu'une minime parti côté, M. Dr J. A. Allan, professeur de | jour-là favorisera 5225 aoï E 


 . are es . semaine dernière. . des épreuves et des agacements mi- 
aux donateurs de prix et aux organi- | 4 : 

! ; .|neurs que la mer réservait aux - 

ST-PAUL — Mme Marie-Louise Fe Ÿ VOS 


sateurs de ces parties de cartes. 


WAINRIGHT — M. et Mme Wil-| Desmarais, décédée le ler novembre etoile le cihéuetles' des boinmes 

F frid Lachance étaient en visite ces 

jours derniers à Edmonton, chez M 
et.Mme Eusèbe Sabourin. 


Desmarais, épouse de M. Ephrem 
à l'âge de 65 ans. 


| La Survivance offre ses sympathies 
aux familles éprouvées. 


dre et à.mieux les admirer!” 


Pour apprécie 


matelas dur et bosse 


EATON. Des achats 


geurs de jadis. Complétez vous-mé- 
mes le tableau, et mettez, sur ce fond Ê ‘ 


des femmes, des jeunes filles, des en- 
fants même, qui pendant 250 ans et 
plus, sont venus vers notre pays à 
travers la même voie douloureuse: Ce- 
la vous aidera à mieux les compren- 


RIEN D'OPPORTUN COMME LE PRESENT 

r l'entourage de votre foyer et le rendre encore plus 
agréablé: Çe nouveau chesterfield que toute la famille réclame depuis si : 
longtemps. Ces attrayantes draperies ou ces housses qui changeraient du 


tout au tout l’apparence fanée de votre vivoir. Ce sommier à dessorts dont 
vous rêvez au cours des nuits que vous passez à vous retourner sur ce vieux 


géologie. 
# 4 % 


| sence des membres plus éloignés. 
4 
t 


LES MORTS 


De toute part dans l'Association : 
travail se poursuit avez intérét et 

ROME — Depuis le commencement | vivacité. Le Secrétair Général fait 
des hostilités, en Afrique, 193 offi-lla visite à domicile en ce _ moment 
ciers et soldats italiens sont morts, | dans la région de St-Paul; elle compte 
soit au cours de combats, soit à lal au-delà de 900 foyers canadiens fran- 
suite d'accidents ou de maladies, dit | çaise. La visite à domicile sera finie 
un communiqué officiel. Parmi les|pour Noël dans cette région, après 
ouvriers occupés à des travaux mili- | quoi, le Secrétaire Général sera au 
taires ou civils, 198 sont morts depuis | service de la région d'Edmonton pour 
janvier dernier. le même travail. 


lé que vous avez depuis Dieu sait quand. 


Vous ne pouvez dès maintenant songer à ces plaisirs dites-vous? 
Veuillez considérer l'avantage du paiement à tempérament de la maison 


à partir de 97.50 peuevnt être faits sur contrats nou- 


veaux ou récents. Sur tout achat de quinze piastres ou plus, le versement 
initial n’est que de dix pour cent, et vous avez de six à dix mois pour le 
reste, suivant le montant de votre achat. 


# N'oubliez pas que vous pouvez également acheter de cette façon soit 
un complet, un pardessus, un manteau en fourrure où une jolie robe. De- 
mandez à EATON de vous renseigner. 


IL EST AVANTAGEUX D'ACHETER CHEZ EATON 


s 


D 
= 
= 


LUE CLECEET CE CEELE ER E CET CEE CIE CE HET CHE 


L'ASSOCIATION 


Plusieurs cercles ont entrepris Ia 


RS da : l'assemblée mensuelle de notre Asso-| cammpagne d'abonnement à La Sur- 
c'était la première fois que Toronto! jticn sous la présidence du Dr Beau-| vivance. Ils comptent beaucoup sur 


cebte commission pour atteindre leur 
objectif. Quelques cercles ont déjà 
jait une soirée au profit de l’Associa- 
tion et d’autres en préparent. 


| 
+ *% * 


Le Cercle Dramatique de St-Joa- 
chim jouera le 8 novembre, à l’école 
séparée d’Eämaonton les pièces: “Va 
ton chemin” et “l'Inspiration”, deux 
compositions de Mme Morrier. 

A la demande de certains cercles 
locaux de l’A.C-F.A.-le Cercle Dra- 
matique de St-Joachim a accepté de 
jouer ces pièces dans nos paroisses 
moyennant une légère rétribution. Ils | 
accepteront volontiers de circuler dans ! 
ros paroisses où ils seront demandés 
dejouer au profit du cercle local "A 


l'A.C.-F.A. 
Æe %X *%X 


L'Avant-Garde également bat son 
plein. Non seulement ses activités 
sont nombreuses et fécondes mais en- ! 
core sont-elles inspiratrices et secou- 
rables. Plusieurs Avant-Gardes ont 
déjà versé cette année de fort jolies 
sommes qui seront créditées à l'ob- 
jectif du cercle local de leur parois- 
se. 


Tous ces petits ruisseaux alimen- 
tent les oeuvres qui naissent, qui se 
développent et qui luttent pour les 
intérêts catholiques et français qui 
nous unissent. é : 


Toutes les lignes océani- 
ques représentées 


TARIFS 
OCEANIQUES 
REDUITS 


+k K # 


Taux spéciaux de réduc- Î 
tion jusqu’au port d'em-h 
M barquement après Je 14 
e novembre 5 


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La morue à la portugaise est de- 
la morue sèchée cuite dans l'huile- 
d'olive. C'est un plat national au: 
Brésil. Bien que les importations de: 
morue aient diminué à cause de la. 
crise le Canada vend encore de ce- 
poisson aux Etats du sud, dit le servi-- 
ce des ressources naturelles du Ca-- 
nadien National.” 


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C0ns0 on actuelle de - + —— 


de de boeuf au Canada par tête de 
la population est évaluée à 68.66 li- 
vres (56.09 en 1933); celle de lard à 
66.36 livres (7158 en 1933), celle de 
mouton et d'agneau à 6.28 livres (6.- 
32 en 1933), de volailles à 9.9 livres, 
de beurre à 30.92 livres, de fromage 
à 3.64 livres et d'oeufs, 23.31 douzai- 
pes. 


En 1934 la valeur moyenne de fer- 
me, par tête, des mou‘ons, porcs et 
volailles était un peu supérieure à 
clle de 1933; seule celle des bocufs 
a légèrement diminué. La valeur des 
vaches laitières a diminué de $31 à 29 
par tête; celle des autres bovins est 
restée au même point, à $17. La va- 
leur des moutons s’est élevée de $4 
à 4.18, celle des porcs de S$8.89 à S9.86 
et celle des volailes de 56 cents à 59 
cents par tête. 


D’après les dernières évaluations 


Les laines qui viennent au premier 


d'Irlande, la République Argentine, 
l'Uruguay, le Chili et le Brésil — qui 
produit également de la laine méri- 
nos — et l'Espagne — qui produit 
ainsi de la laine à tapis — sont des 
producteurs de laine de races croi- 
sées. Le mérinos est le principal type 
de laine de l'Australie, l'Union Sud- 
Afrique et des Etats-Unis. I1 se pro- 
dnit de la laine à tapis dans la Rus- 
sie Soviétique, la Chine, les Endes, 
l'Afrique française, la Turquie, l’Iran, 
la Syrie, le Pérou, la Bolivie, le Mex- 
ique et L’Équateur. 


— PAGE AGR 


CIRAGE DES 


Précoutions à prendre lors- 
que l’échaudage est né- 
cessaire 


Les volailles que l'on se propose de 
plumer à la cire doivent auparavant 
être “dégrossies” à sec, c'est-à- dire 
qu'on enlève du corps de l'oiseau la 
plus grande partie des plumes qui 
peuvent s'enlever facilement. Com- 
me l'explique le Dr Grace dans le 
bulletin sur “l'emploi de la cire pour 
pour plumer les volailles publié 
par le Conseil National des Recher- 


L’orge queue d’écureil est une mau-| ches en collaboration avec le Minis- 
vaise herbe vivace que l’on rencontre! t{ére fédéral de l'Agriculture, la plu- 


à partir du Lac Supérieur en allant, s ï ï 
vers l’Ouest spécialement dans les sols peer des DREUX peuvent être éplu 
alcalins, redoutés par les meilleures] CS à la cire après être dégrossis à 


graminées. On le trouve parfois dans|sec, mais il y à deux exceptions: 1— 
l'Est du Canada. Cette graminée est|les jeunes oiseaux portant beaucoup 


il y avait en 1934 en Amérique du! un grand ennemi des éleveurs de l'Ou- 
Nord 55,700,000 moutons. Sur ce nom-|est car elle fait souffrir les chevaux, 


de plumes naissantes et 2— es oi- 


bre le Canada en avait 3,400,000 les 
Etats-Unis 52,200,000 et Terre-Neuve 
160,009. En 1933 le nombre de mou- 
tons dans le monde entier était es- 
timé à 688,300,000. 


| les bovi et les moutons par ses! Staux en mue dont les plumes nais- 


\ graines barbues et ses barbes qui pé- 
nêtrent dans les tissus tendres de la 
bouche des animaux causant de l'ir- 
ritation et des ulcères inflammables. 


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= =|nètre jusqu'aux racines des plumes. k ce n'est pas plus faire son devoir, |d'Epsom par cent oiseaux, répété au ? 
TETE LEO TE 1 = Après un trempage d'une minute Canadiens français durant le mois pour l'Etat, que de ne pas favo- l'hout de cinq ou six jours si c’est né- A LUN 
A che he 2e ch eh de cf cerf do nf de ne ef af nf an an ef fa ef be ve de à] dans l'eau on enlève les grosses plu- ge septembre 1985. (Service du “Bu-| riser, dans la mesure du possible, |cessaire. Un agent des plus efficaces |= 10121 107 rue—T. M. € . on 


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santes sont petites et mal dGévelop- 
pées. Ces deux catégories d'oiseaux 
ne donnent pas de résultats unifor- 
mément satisfaisants à moins qu'ils 
ne soient échaudés avant d'être dé- 
grossis. Il est toujours préférable de 
dégrossir sans eau cependant quand 
on peut le faire. 

I faut prendre de grands soins 
lorsqu'on à recours à l’échaudage, car 
la peau de l'oiseau se déchire facile- 
ment. L'oiseau est tué, on le laisse 
saigner deux ou trois minutes, et a- 
près avoir enlevé les grandes plumes 
de la queue et des aïles on le plonge 
dans de l’eau chaude pendant envi- 
ron une minute. La température de 
l'eau doit être de 128 degrés F., pour 
les poulets et de 130 degrés F., pour 
les poules. Il faut avoir soin de bien 
maintenir ces températures car il suf- 
fit de légères variations pour que 
les résultats soient affectés. Une tem- 
pérature trop élevée brûle la peau, 
tandis qu’une température trop bas- 
se n'exerce aucun effet, Le réglage 
de la température de l'eau d’échau- 
dage est ce qu’il y à de plus essen- 
tiel dans le procédé de la plumaison 
à la cire. Pendant la minute que l’oi- 
seau est dans l’eau il faut le remuer 
doucement pour que l'eau chaude pé- 


mes avec soin parce que la peau s'a- 
bime aisément. L'oiseau ainsi dégros- 
si est suspendu et la chaleur du corps 
fait évaporer l'humidité en une heure 
ou deux. L'oiseau sèche et se refroi- 
| ait pendant cette suspension, préve- 
nant ainsi la formation de taches, qui 
apparaissent souvent quand on cire 


LA SURVIVANCE 


CONSEILS SUR L’EM- 


des rapports fort contradictoires 
sur le mouvement de colonisation, 
et sur les causes de l’insuccès de 
certaines familles. 

Est-ce leur faute? 

Pourquoi n'ont-elle pas réussi? 

En colonisation comme en au- 
tre chose, il est inutile de comp- 
ter sur le succès, sans le travail 
obstiné du colon, sans qu'il voit 
à ne pas dépenser ‘plus qu'il est 
possible de gagner, sans que Sa 
femme soit de tout coeur à la be- 
sogne, sans qu’il travaille avec in- 
telligence, avec persévérance, sans 
que sa terre soit de bonne qualité, 
sans que l'Etat fasse les chemins 
afin qu'il ne soit pas dans le bois 
comme un ours, sans qu’il ait un 
accès facile à’ l’école, à l’église, 
au magasin et au chemin de fer. 

Quand il manque une ou plu- 
sieurs de ces conditions, ou en- 
core, si l’état de santé de la famil- 
le laisse à désirer, il est difficile, 
pour ne pas dire impossible, à cet- 
‘te famille de réussir à s'établir 
pour vivre avec une aisance rai- 
sonnable, par le défrichement 
d’une terre nouvelle. 

En colonisation, il faut tou- 


L'épidémie de rouille du blé dans 
les provinces des Prairies obligera 
beaucoup de culitvateurs à employer 
pour la semence du blé qui a plus ou 
moins été affecté par cette maladie. 
Beaucoup d'échantillons très rouil- 
lés ont déjà été essayés pour la ger- 
mination aux laboratoires de la Di- 
vision des Semences, du Ministère 
fédéral de l'Agriculture, à Winnipeg, 
Saskatoon et Calgary. Ces essais de 
germination ont fait voir que même 
des grains très pauvres, très racornis, 
peuvent encore produire des plantu- 
les, mais ces plantules sont faibles 
et effilés. Il est à noter à ce sujet 
que les conditions de germination 
dans lesquelles se font les essais au 
laboratoire sont à peu près idéales et 
qu'un très grand nombre de ces plan- 
tes faibles ne survivraient pas dans 
le champ, spécialement si les con- 
ditions de température et d'humidité 
n'étaient pas favorables à l’époque des 
semis. 

Comme les grains rouillés sont ra- 
cornis il y à beaucoup plus de grain 
par boisseau que dans le grain de 
grosseur normale et c'est pourquoi la 
semence même rouillée, donne une : di RENE a 
bonne densité de plants. Cependant | Jus Partir du principe que 

: : famille veut s’aider elle-même, 
ces plants sont toujours faibles et 
exposés aux attaques des pourritures 
de la racine et aux autres maladies 
de ce genre. Le traitement à la for- 
maline des grains très racornis pour 
prévenir le charbon n'est pas recom- 
mandé. On recommande plutôt l’em- 
ploi de carbonate de cuivre. Si vous 
avez des céréales rouillées criblez-les 
rigoureusement et n'employez comme 
semence que les plus gros grains. 


sans quoi il n’y a rien à faire. 

Le malheur, c’est qu’on rencon- 
tre souvent, trop souvent, des fa- 
milles qui disent vouloir, mais qui 
une fois sur les lieux, ne veulent 
jamais. 

Ce sont généralement celles 
dont on entend le plus parler, par 
les plaintes qu'elles adressent à 
tout le monde. 

X1 faut aussi que l'Etat fasse 


son devoir. 
Et, pour l'Etat, ce n'est pas fai- 


LA PROPRIETE 
INDUSTRIELLE 
ET LES C. FRANC. 


Liste de brevets d'invention, des- 
Sins de fabrique, marques de com- 
merce et droit d'auteur accordés par 
le Bureau des Brevets d'Ottawa aux 


re son devoir que de placer, ou de | 
permettre qu'une famille soit pla- 
cée sur une mauvaise terre; pour 
l'Etat, ce n’est pas faire tout son 
devoir que de traiter les colons 
comme des animaux sauvages 
qu’on peut laisser emprisonndäs 
dans les bois, tout comme si on 
voulait en délivrer la civilisation; 


reau Technique Albert Fournier”, Pro- 
cureurs de brevets d'invention de 
Montréal). 
BREVETS D’INVENTION 

352,716 Arthur Benoït de Montréal. 
“Machinerie de force motrice”, 352,- 
717 Lindor Bergeron de Macamic, P. 
Q. “Réchaud de poêle”. 352,863 Ar- 


l'établissement au pays de toutes 
les familles qui veulent bien met- 
tre en valeur le sol national. 
Une ère nouvelle semble s’ou- 
vrir pour la colonisation dans no- 
tre province! 
Tant mieux! 


Ce n'est sûrement pas trop tôt! 
thur Forget & Olida St-Louis de Ca- 


(LES RHUMES 


COMMENT LES PREVE- 
NIR ET LES TRAÏTER 


Certaines mesures de précautions 
s'imposent en automne et au com- 
mencement de l'hiver pour empêcher 
l'apparition des rhumes dans le pou- 
lailler. Les causes les plus communes 
des rhumes sont le manque de place, 


l'absence de ventilation, l'humidité, |: 


les saletés, les courants d'air et en- 
fin les changements subits de tem- 
pérature, Les volailles enrhumées 
pondent moins; elles sont exposées à 
contracter des maladies sérieuses qui 
peuvent causer la mort. Nous avons 


réussi à éviter ce désordre à Ja ferme 


expérimentale de Brandon, Manito- 
ba, en prenant les mesures de pré- 


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caution que nous indiquons ici. Chambres de 50c à #$1.50 


En premier lieu nous .évitons au-; 


tant que possible les causes ordinaires 
des rhumes, que nous venons de men- 
tionner. Les jeunes volailles ne sont 
jamais trop serrées dans leurs quar- 
tiers; il n’y a pas de courants d'air 
dans le voisinage des juchoirs, les 
poulaillers et les litières sont toujours 
tenues propres. Jamais nous ne met- 
tons dans un poulailler fermé, sans 
ventilation, des poulettes qui ont été 
élevées en plein air. Il y à parfois 
des oiseaux qui contractent des rhu- 
mes en automne parce qu'ils sont ex- 
posés à la contagion ou qu’ils ont 
une faible résistance et ces cas isolés 
peuvent échapper & l'attention du pré- 
posé au poulailler. On peut empêcher 
que ces rhumes ne se propagent en 
mettant un léger désinfectant dans 
l'eau d'abreuvage. Nous nous ser- 
vons généralement pour cela de quel- 
ques grains de permanganate de po- 
tassium, juste assez pour que l'eau 
prennent une couleur violet foncé. 

Enfin les poules qui muent tard 
sont tenues dans des quartiers con- 
fortables jusqu'à ce qu'elles aient pris 
leurs nouvelles plumes. 

Quand un parquet de poules souf- 
fre d'un rhume, nous lui donnons un 
purgatif léger d'une demi-livre de sels 


pour traiter les rhumes chez les vo- 
laïlles est une solution de dix pour 
cent d'argyrol On se sert d'un 
compte- gouttes pour mettre une 
goutte de cette solution dans chaque 
oeil, chaque narine et dans la fonte de 
la voûte de la bouche. Nous ventilons 
autant que la température extérieure 


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= =|rer un train contenant 300 passagers à No Ù , gerais | prunté, pour se rendre d'un point àl été malade pendant l'hiver, bien que PR 
E Téléphone: 2 de FONDEE EN de desde Z|à la vitesse de 25 milles à l'heure. ; à de je dE sentirais descendre un autre, à la fois la plus ancienne Tous avions quatre de Re à R 
à ce Tegler = mme | PUS longtemps! 6 ’ . 
EE PE ; : : es Plus modernes méthodes de | l'école Il y a eu beaucoup de mals- À 
RL ; Sas too aie dus Pexécution de chefs Bolché- ne . le canot, l'avion et le | des autour de nous, spécialement des Î 
L viques. Malentend e er. , » ï  : 
POISSON FE FUMES et SALES. — Saumon rouge, Depüis 3 semaines Cour a déclaré que c'était sur les! U L'héroïne de ce voyage est Hd dd OU eS 
tans, merluches, éperlans, herengs, etc. D na on een ee M . citeur devant un patron. Énitläns Iobte: du nn une ma-|liniment Odéolo pour des douleurs à 
Arri aren = an ; À 
Mi MADAME JAMES” TONES cu Des experts estiment d'après cette | que l’armée blanche avait ue leo  . d'acquérir le Jardin Zologique | pee pr de : ee. + : 
: e du soulagement. M 
i Marché à poissons municipal — GROS et DETAIL He ou re soit 10% |et fait exécuté 10 membres de la sec-| Le solliciteur — Durand, Eusèbe,| Charlesbourg par l'entremise d'unlJe’ne sais pas comment je os) 
] TEL: 22581 Nous faisons la livraison. | nie F ne sont plus dans le|tion militaire de l'organisation bol-|travailleur, franc, honnête. sobre. | t"EPeur blanc du Nord de Québec. iexister sans ces remèdes.” Le Novoro 
: chévique à Sébostopol, en 1920. et j'en oublie! Celui-ci s’est offert de l'aller chercher du Dr Pierre et le liniment Odéolo 
| i Ù > ‘ 
EXTRAIT DE +. : indien Ses elle se trouvait à ‘sont deux remèdes qui ont fait leurs 
. «6 1” APP » : S au nord de Chibougemau preuves et qui ont été 
employés par 
EL DE L À R ACE PAR ALONIE DE LESTRES ap … canoë à la base ,1eS personnes malades quatre géné- 
, : k “#Gravions de Chibougamau. De ce rations dur . 
se Lo Barrette, Rédacteur au Journal “Le Droit”. Illustration: Jules Paquette. dernier endroit la loutre a été trans- | quable. 11 ee pe su ne . 
iteur: ssociation Catholique des Voyageurs de Commerce du Canada”, Section des Trois-Rivières, Le PRr Avion à Oskélanéo, sur la {les pharmaciens et peuvent seule: 
EE NS SE ? ire e cetle compa- caux spécialement désignés par Dr Ii 
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: KE GET é _ | 0 
; Ÿ La RE : a a RE Gros mi : 
< I y a votre famille. Mais la Pardonnez-mol, Père, mais je son- 1 
ÉD E 8: sera 0e e tebtes a , j Vos enfants, vos chers enfants. Et le voyant, la figure plongée . : 2 


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mettez-les dans votre sacrifice, offrez 
pour eux ce sacrifice. Votre but est 
si noble: les garder à la foi catho- 
dique! 


volonté abusive, qui la posera; 
- votre acte à vous est un acte de 
devoir, un acte commandé. 


dans ses deux mains: O Jésus, 
chargé de la croix, supplia le prê- 
tre, donnez à cette âme en dé- 
tresse lumière et couraget 


Un Produit de 


E Do 
MOVEMBRE, 1935 


Suite et fin 

Ge fut inutilement qu'il offrit ses 
services à Gènes, sa patrie, à Venise, 
au Pape et au Roi de Portugal. Par- 
tout il fut repoussé comme un aven- 
turier. Ses projets étaient traités de 
rèves éclos dans le cerveau d’un vi- 
sionnaire. En Espagne on l'avait ren-; 
voyé devant une assemblée de mathé-| 
maticiens ignares, de moines, d’évé- 
ques, de pédagogues, de docteurs en 
théologie, qui opposaient à chacun de 
ses arguments un passage des épitres 
de St-Paul, où l'apôtre compare la 
voute du ciel à une vaste tente dres- 
sée au-dessus de la terre; ce qui prou- 
vait sans réplique, disaient-ils, que: 
la terre est plate. Sur ces entrefai- | 
tes, une lettre du Roi de France vint 
ranimer le courage de Colomb. Il se 
préparait à partir pour Paris lorsqu'il 
fut retenu par le moine Pérez, qui! 
voulut plaider lui-même sa cause une 

Gernière fois devant la reine Isabelle. 
Le crédit du religieux l'emporta. La 


Lot de 200 timbres différents pour 


Lot de 25 timbres différents pour 


LA SURVIVANCE one | PAGR 7 


MONSEIGNEUR BRIAND 


lÉ. COIN DES PHILATELISTES |.) 


GALERIE DES HOMMES ILLUSTRES QUE LA 
PHILATELIE HONORE 


Christophe Colomb 


Reine, pauvre et ruinée par la guerre 
vendit ses bijoux. Trois frèles embar- 
cations dont une seule était pontée, 
montées par 90 hommes, furent mises 
à sa disposition, et c’est avec ces 
faibles ressources que, le 2 août 1492, 
ii mit enfin à la voile, dans le petit 
port de Palos en Andalousie. 

Comme nous le voyons dans ce pe- 
tit résumé d'histoire, Christophe eut 
beaucoup de misère à se procurer les 
ressources nécessaires à l'expédition 
qu'il voulait tenter, mais comme tous 
les génies, Colomb était pétris de 
tenacité et c'est ce qui lui à permis 
de découvrir l'Amérique, notre beau 
pays. 


PETITE NOUVELLE. 


Afghanistan — Un timbre de 50 
pools vient de paraître. Il est bleu, de 
format cblong et représente un arche 
de triomphe avec les armes nationales, 
dans le coin supérieur. 


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50 timbres de 50 pays différents, pour 15c; 


25c; 


Eot de 5006 timbres différents pour 51.00 


5e. 


SCOUTISME || 


No 2 | 
QU'EST-CE QUE LE SCOUTISME 


suite 


Nous avons vu que si le système 
scout veut réaliser son idéal de com- 
‘plête humanité, il y a nécessité d’as- 
surer une triple formation, forma- 
tion du caractère et de l'esprit, for- 
mation professionnelle, et formation 
Écivique. L'influence fondamentale et 
e principal. rôle sont dévolus, cela 
Éva de soi, à le religion. Le point de 
Édépart pyschologique, est d'exercer 
enfant a voir et a apprendre yar 
soi-même: mettre en jeu ses facul- 
s d'observation, d'imagination, de 
éflexion, le pousser ainsi à “décou- 


SI VOUS AVEZ LE 


RHUMATISME 


Découpez ceci 


DITE GRATUITE DE 75c A TOUS 
: LES MALADES 


Dans l'état de New-York, à Syra- 
, On a trouvé un traitement pour 
 rhumatisme @ont des centaines de 
sonnes disent qu'il donne des ré- 
ïtats splendides. On rapporte beau- 
p d'exemples où un traitement 
B quelques jours seulement a rappor- 
un prompt soulagement alors que 
. autres remèdes avaient 
noue. 
aide à expulser du système les 
Échets toxiques encombrants; il.le 
it en agissant sur le foie et en sti- 
Wlant l'écoulement de la bile, pro- 
uant ainsi une évacuation régu- 
e et effective par voie des intes- 
; et il semble neutraliser l'acide 
ci que et les dépôts de sel de chaux 
qu chargent le sang, embarrassent 
ES reins et causent la raideur, l'en- 
“flüre, etc. Les douleurs et la sensi- 
xpilité paraissent souvent fondre et se 
Vaissiper 
e traitement, d'abord introduit par 
& Delano, est si bon que son fils a 
vert un bureau au Canada et veut 


humatisme ou qui à un ami qui en 
buffre obtienne un paquet de 75sous 
implement pour prouver ce qu'il 
èra— avant de dépenser un sou. M. 
klano dit: “Pour soulager le rhuma- 
isme, quelles que soient la gravité, 
opiniêtreté, la durée du cas, et mé- 
ne après que tous les autres remè- 
es ont échoué, si vous n'avez jamais 
imployé ce traitement, je vous enver- 
un-gros paquet de 75 sous à la 
ndition que vous découpiez cet a- 
et que vous l'envoyiez avec votre 
om et votre adresse. Si vous le dé- 
rez, vous pouvez nous envoyer 10 
bus en timbres pour nous aider 
yer l'affranchissement et la dis- 
bution.” è 
dressez: Ft! H. Delano 1825-K E- 
ice Mutual Life, 455 rue Craig ©. 


ontréal, Canada. Je ne peux envo- 
r qu’un seul paquet à la même 
esse, ; 


RATIS 


£& 


DELANO'S 
RHEUMATIC 
(CONQUEROE. 


vrir, à inventer”, à jouer enfin un 
role actif dans sa formation, qui, com- 
me toute manifestation vitale doit 
étre le produit d'une évolution inter- 
ne et non d'un modelage purement 
extérieur. 

xl s’agit de produire un homme. 
Ce qui fait l'homme, c'est de savoir 
cæ qu’il veut, et d'agir par volonté. 
Inviter l'enfant à se choisir sa voie, 
à se décider à un acte important et 
qu’il soit vraiment libre de ne pas 
poser, c'est le mettre en mesure de| 
prendre conscience de la valeur de | 
sa volonté et de sa parole, de la por- i 
tée de ses actes, de la dignité de sa 
personne, cest le murir. On vise 
donc une certaine éducation direc- 
te de l'initiative, de la responsabili- 
té, de la confiance en soi, à laquelle 
le sens de la discipline et de l'obéis- | 
sance ne suffit pas. “Qui sait mali 
obéir, ne commande pas bien”, mais 
l'expérience montre qu'il faut ap-; 


prendre aussi à commander”, 


Éd 


FORMATION .PROFESSIONNELLE 


Mais le chef qui sommeille en tout 
scout digne de ce nom, n'est pas seu- 
lement l’homme qui veut, il est aussi 
l'homme qui sait. L'enfant ne se dé- 


reusement que dans sa ligne: étu- 
dions cette ligne. Voyons quels jeux 
et quels passe-temps lui plaisent, et 
au lieu de le laisser s’y amuser au 
hasard, apprenons-lui avec méthode 
les éléments de ce qu'il regarde en- 
core comme une récréation, menui- 
serie, journalisme, électricité, bota- 
nique. Montrons-lui que dans ses 
gouts pour tel et tel passe-temps, 
git son gagne-pain de demain. Sa- 
chant se servir de ses dix doigts, en 
possession de connaissances profes- 
sionnelles, élémentaires sans doute, 
mais sérieuses, il trouvera plus aisé- 
ment à se placer en un emploi de 
son goût. L'habitude de tout faire à 
fond, contractée à la troupe, après 
avoir facilité son départ dans la vie, 
le maintiendra dans une compéten- 


nir quelqu'un, puisqu'il sera une au- 
torité. 

Nous parlerons la semaine prochai- 
ne de la formation sociale. 


SR U-4nn-c-007 
Y 


\ Informations | 
| se 


«EEE D{ ŒIL 


LE MASSACRE DES BALEINES 


e chaque Canadien qui souffre du |. 


Nous demandons grâce pour les ba- 
lines! Sait-on assez, en effet, que 
leur destruction systématique se pour- 
suit dans l'océan Antarctique, en dé- 
pit de l'intervention de la Société des 
Nations? La saison de 1935 vient de 
s'ouvrir dans la mer Ross; vingt na- 
vires sont sur les lieux; quinze bat- 
tent pavillon norvégien, quatre sont 
|de nationalité anglaise; le vingtième 
a été affrété par des industriels nip- 
pOns. ; | 

Jedis, la pêche de l'énorme cé- 
tacé, à l'aide du harpon, avait quel- 
que chose de chevaleresque, si l’on 
peut dire, Mais aujourd’hui, avec le 
cannon et douze kilos d'explosifs à 
chaque coup, il ne s’agit plus que 
de massacre. Et c'est encore et tou- 
jours le sale argent qui explique tout. 


Î 
= bréviaire, 


veloppe jamais pleinement et heu-|fiance et son grand vicaire; jusqu'au 


ce supérieure et il pourra ainsi L 


L 
(SUITE) 

À la tête de la colonie, pour exé- 
cuter les mandats du roi, se trouvait 
un homme loyal et honnête, attaché ! 
à son souverain, mais sensible à l’é-: 
tat de misère des nouveaux sujets, 
pour lesquels il montra de la con- 
descendance jusqu’à s'attirer des en- 
nermis. 


Murray, c'est le gouverneur, aurait 
voulu concilier les ordonnances roya- 
les et les susceptibilités bien légiti- 
mes, de manière à ne pas froisser les 
Canadiens, sans manquer pour cela, 
à la confiance de Georges III. 


A1 avait même élaboré un plan de 
conciliation: Voici en peu de mots: 

L'autorité de Rome n'étant pas re- 
connaissable, l'on ne devait pas avoir 
d’évêque: alors les prêtres ne pour- 
raient-ils aller se faire ordonner dans 
quelques pays amis de l'Angleterre et 
le gouvernement ecclésiastique étre | 
confié à trois vicaires généraux! 

Pour éliminer les Français, restés 
trop attachés à la France, il faudrait 
encourager fortement les vocations 
canadiennes. 

Les Jésuites, destinés à disparai- 
tre au bon plaisir du roi, étaient l’ob- 
jet de ses attentions. Pour dévelop- 
per l'agriculture, une pension leur se- 
rait payée en échange de leurs terres 
mises au service des colons anglais. 

Ii en serait fait de même des pro- 
priétés du Séminaire de Montréal, à 
moins qu'il ne consente à se séparer 
du Séminaire de Paris pour s'unir 
à celui de Québec afin d'empêcher 
toutes occasions d’un rapprochement 
dangereux pour la souveraineté bri- 
tannique sur là nouvelle colonie. : 

Le plan, tout plein de bonne volon- 


té qu’il soit, n'en était pas moins ir- 
réalisable! | 


Connaître tout cela et vouloir pas- 
ser outre, y réussir, quelle tâche; mais 
devant la tâche, quel homme! 

Depuis 1741, arrivé avec Mgr de 


Ponñtbriand et un compagnon, il est 
intimement mêlé à la gouverne de 
son pays. 

Jean Olivier Briand, était né dans 
un petit village de Bretagne, à Plé- 


curent, sans compter, avec leurs con- 
seils et leurs exemeples édifiants, la 
science qui le conduira au sacerdoce. 
En mars 1739, il sortait du Séminai- 
re de Saint-Brieuc, prêtre et apôtre, 
après y avoir fait briller toutes les 
facettes de son riche caractère. 

Xl est vicaire depuis deux ans quand 
il rencontre Mgr de Pontbriand de 
passage en France. 

Au contact de l'évêque du pays 
lointain où le barbare vit libre au 
milieu de ses forêts et de ses vices, il 
sent son coeur brûler de zèle, le désir 
de voler à l'évangélisation des sau- 
vages grandit en lui. 

Sa patrie, son petit presbytère, ses 
amis, sa famille, il oublie tout. Une 


Il r’aurait pas eu le courage de 
voir pleurer sa maman bretonne, a- 
lors il fuit sans adieux, à pied, pour 
éviter tout soupçon, n'emportant que 


A l'école de Mer de Pontbriand, il 
sera tour à tour: chanoine, théologal, 
doyen du chapitre, chargé des sémi- 
neristes, chapelain de deux commu- 
nautés et de l'hôpital, secrétaire de 
l'évêque, son ami, son homme de con- 


jour où son protecteur mourant lui 
lèguera avec ses burettes, la lourde 
charge de son diocèse. 


Dès après la mort de Mgr de Pont- 
briand et malgré les obstacles, sous 
l'inspiration de M. Briand, les cha- 
noines où plutôt ce qui en restait en 
Nouvelle-France (5) s'occupèrent de 
pourvoir le siège de Québec d'un nou- 


L'ETAT RELIGIEUX APRES LA CONQUETE 


sujets. 


vel évêque. A cet effet on s’enquit des 
dispositions du gouverneur qui sem- 
blait favorable et l'on adressa une 
supplique au roi, apparemment bien 
disposé à se rendre au désir de ses 


Le chapitre n'était pas seul à agir: 
Monsieur de LaCorne, le doyen, de- 
puis 14 ans à Paris, s'était mis en 
relation avec Londres aussitôt la paix 
conclue. Il semblait même étre, aux 
yeux de la cour, à cause des démar- 
ches poursuivies par lui pendant plus 
£'une année, le futur évêque possi- 
ble. Mais voilà. 

M. le comte d'Egremont, secrétai- | 
re d'état, avec qui il traitait, homme 
malade et.grincheux, était sous l'im- 
pression que M. De LaCorne habitait 
le Canada et le voyant aller en Fran- 
ce après les pourparlers, en conclut 
qu'il voulait mettre la cour au cou- 
rant et prendre là ses ordres pour 
agir en conséquente. Ses dispositions, 
de bonnes, devinrent mauvaises; il 
écrivit à Murray qui lui fait en- 


tendre que le candidat, partrop fran- 


vement de l'intérêt religieux des Ca- 
nadiens soit à Londres, soit auprès 
de Rome. 

Monsieur de Montgolfier est élu par 
de chapitre. L'élection, basée sur l'an- 
cien droit était irrégulière et nulle. 
Toutefois Rome la prit en considé- 
ration grâce aux supplications et aux 
excuses fournies par M. De Lacorne. 
L'élu passe en France à l'insu du 
gouverneur; mais ce dernier l'ayant 
découvert s’empressa d'écrire à Lord 
Shelburne en ces termes: 


“Le vicaire général de Montraél, M. 
de Montgolfier, part sous peu pour 
l'Angleterre. Il est probable qu'il vise 


sieurs soldats: parce qu'ils étaient hé- 
ritiques, ils ne devaient pas être en- 
terrés dans une terre bénite. Une tel- 
le condition n'a pas manqué d'indis- 
poser les sujets de sa Majesté dans 
cette partie. Si un prêtre aussi hau- 
tain et impérieux, bien connu en 
France, est placé à la tête de cette 


coup de désagréments, s’il trouve une 
occasion favorable d'exercer sa malice 
et Sa rancune.” 

M. de Montgolfier, parti sous les 
auspices les plus heureux, fut mal re- 
çu: il n'insista pas. Avec une parfaite 
bonne grâce, il remercia ses confrè- 
res et les pria d'accepter sa démis- 
sion pour le bien de la religion. “Les 


Ë il peut causer plus tard beau- 


äe M. Briand, disait-il, et il ne trou- 
vera pas d'obstacles.” 


L’inlassable chapitre ne se décou- 
rage pas. On choisit pour le présen- 
ter à Rome un nouveau candidat. M. 
Briand, malgré sa répugnance, de- 
vant le devoir de sauver l'Eglise ca- 
madienne, accepta. Le chapitre n'a- 


à la mitre. Voire Seigneurie jugera j 
combien il est peu propre à remplir ce 
poste, par la copie que je lui envoie 
d’une lettre qu'il à eu l'assurance d’é- | 
crire à M. Houdin, alors chapelain 
du 48ième régiment de sa Majesté 
et auparavant Récollet dans le pays. 
rin, le 28 janvier 1715. Son oncle et|11 a poussé les choses au point de 
le saint prêtre qui l'a baptisé lui : faire déterrer les cadavres de plu- 


seule pensée l’obsède… partir. seront mieux entre les mains 


mable M. Briand aura plein succès. 
Extérieurement il ne payait pas de 
mine: de grandeur moyenne, les é- 
paules larges et tombantes, la face 
longue, plutôt étroite, glabre. Le mas- 
que serait assez plat et sans vie, si 
les leux de geai ne l'animaient en dé- 
celant l’activité intense qui bouillon- 


Là où d'autres avaient échoué, l'ai- 
Ê sous le dôme bombé du crâne, 


Chaque baleine, en effet, rapporte 
environ 15,000 francs; elle fournit une 
quarantaine de tonnes d'huiles, d'où 
l'on retire de la margerine, du savon 
et de la glycérine. On estime que, de 
1914 à 1934, les seuls chasseurs nor- 
végiens ont gagné six milliards. 


“LES FEMMES SAVANTES” 


Molière, s'il vivait de nos jours, 
aurait encore bien rai:on de nous par- 
ler des “Femmes savantes”. En effet, 
on 2 délivré, en France dans le cou- 


est la suivante: 
hommes, 340; 


pour les sciences, 
femmes, 


attendant son train, alla faire un 
tour dans la campagne. 

Ii était alors 3 heures de l'après- 
midi. Un long moment après, le pro- 
meneur tire de son gousset la montre 

neuve: elle marquait 2 heures. Son 
tic tac, pourtant, était rassurant. Cinq 
minutes plus tard, la montre mar- 
aquait. 2 h. moins 5. Dix minutes après, 
2 h. moins 10... Le voyageur, qui est 


‘que, celle qui permet de remonter le 
: cours du temps, de revivre le passé, 
| de recommencer les heures manquées, 


rant de l'année 1934, 1,775 licences ‘ de connaitre de nouveau les plus 
d'enseignement, dont la répartition | douces... 


Mais, ne voulant tout de même pas 


855. Pour | manquer son train, il s'en revint vers 
l'histoire: homme, 120; femmes, 238. 


là ville et entra dans le magasin 


Pour les langues vivantes: hommes, pour faire constater au vendeur la 


170; femmes, 236. .Pour 
philosophie: hommes, 90: fem- 
mes, 77. 


Le majorité féminine est écrasan- 
te. Malheureusement, il y à le re- 
vers de la médaille: Sur ces 1,775 li- 
cenciés, 148 seulement ont pu entrer 
dans l'enseignement, soit comme pro- 
fesseurs délégués, soit comme Trépé- 
titeürs. Que vont faire tous les au- 


tres, avec leurs diplômes? 
Le Glaneur. 


HISTOIRE VRAIE 


Histoire vraie. Certain voyageur, de 
passage dans une petite ville de pro- 
vince, entra par désoeuvrement dans 
un bazar, acheta une montre pour la 
modique somme de 10 francs; puis, en, 


la ; bizarrerie de son chronomète. Stupé- 


faction. On court chercher trois, qua- 
tre montres. Toutes prennent le dé- 
part. à reculons. | 

Deux mille montres avaient été 
“montées” à l'envers: ‘ 


| La minute gaie 


J'ai peur que ma dernière heure ne 
sonne bientôt. 


— ‘Pourquoi n'arrêtez-vous pas la! 


pendule, alors? 


Le médecin — Et bien, comment ça 
va-t-il, ce matin? 

Le patient — Mais, docteur, j'at- 
tends que vous me Je disiez.… 


çais (il était pourtant d'origine ca- 
nadienne) ne peut être le chef ecclé- 
siastique du Canada. 

M. De Lacorne désintéressé, conti- 
nuera quand méme à s'occuper acti- 


vait-il pas écrit à M. de Lacorne: “M. 
Briand est notre unique ressource 
pour avoir un évêque au Canada.” 


un peu poète, se crut au royaume des 
!fées. Il possédait la montre magi- 


Petites Annonces 


prix de cinq. Strictement payable d'avance. 


les dépenses de tenue de livres. 


le titre y compris. Minimum: 50c. 
la ligne. 


CARTES d'affaires classifiées: 1 mois, $3.00; 3 mois, $7.00; 6 mois, $12.00; un an, $20.00. 


Avis de décès, funérailles, mariages, fiançailles; ventes à l'encan; 
avis légaux, de faillites, etc. etc. TELEPH 


ONE: 24702 
—— TARIF — 


12 mots pour 25c pour une insertion; 2c pour chaque mot additionnel. Six insertions pour le 
Lorsque non payé d'avance, une charge de 10e extra pour chaque insertion sera faite pour couvrir 


AVIS de décès, de funérailles, de messes, de naissances, de mariages, de fiançailles, de services 
anniversaires, de remerciements, etc. etc.: 50c par insertion selon la formule ordinaire. 

NOTES commerciales, “Readers”: 2c du mot: charge minimum: 50c. 

AVIS d'assemblées, de soirées, de réunions de clubs, sociétés ou associations; onnonces relatives 
à des parties de cartes, fêtes champêtres, etc., etc, en caractère ordinaire du journal: 10c la Hgne, 


AVIS d'assemblées, de faillites. de ventes à l'encan, de ventes par shérif, de dividendes, etc.:10c 


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PAGE 8 
| G Politique fédérale 
Nouvelles | 
un A 4e (Suite de la lère page) | 
religieuses LEGISLATION SOCIALE DE 


L'ANCIEN GOUVERNEMENT 


Cité Vaticane— Sa Sainteté le Pa=| . OTTAWA — Le premier ministre 
pe Pie XI recévait ces jours derniers|du Canada, l’hon. W.-L.-M. King, a 
en audience un groupe de religieu-|déclaré que la législation sociale a- 
ses missionnaires venant de l'Erith-|aäoptée à la dernière session du der- 
rée, Afrique. L'une des religieuses, |nier parlement, c’est-à-dire les lois 
Soeur Gabrielle Grima, amena avyecisur le salaire minimum, les heures de 
elle un jeune bébé éthiopien agé de | travail, le repos hebdomadaire et l’as- 
22 mois, bébé qu'elle avait arraché 'surance-chômage seront soumises à la 
d'une mort certaine lorsqu'elle le|Cour Suprême äu Canada pour dé- 
trouva abandonné sur le bord d’une! cider de sa validité. Le gouvernement 
route, à peine âgé de. quelques jours. |essaiera d'avoir la décision de la Cour 
L'enfant fut baptisé et reçut le mom | Suprême à temps pour la conférence 
de France. Le Saint Père bénit l’en-!fédérale-provinciale qui doit avoir 
fant avec une paternelle soliicitu- | lieu vers la fin de novembre. 

de. 


OTTAWA — Les experts en com- 


Saint-Hyacinthe Le R.P, Jules-|merce du Canada sont revenus de 


Joly Plamondon, P.S.V. supérieur au | Washington ces jours derniers après 


Patronage Saint-Vincent-de-Paul de, 2VOir conféré avec les autorités de la 
Saint-Hyacinthe, a célébré dimanche | "éPublique voisine. On s’attend à ce 
le 27 octobre, le vingt-cinquième an-}que M. Dunning, ministre des finan- 
niversaire de sa profession religieuse. | CS, aPrès avoir conféré avec ses col- 
T1 est depuis 1932 supérieur du Patro- , ègues, renvoient les experts à Was- 
nage de Saint-Hyacinthe, où il suc-|hington sous peu après leur avoir 


céda au R.P. Louis-Eugène Tremblay, donné de nouvelles  — les 
P.S.V., nommé à Québec. négociations en cours pour effefctuer 


[un accord commercial avec les Etats- 
Unis. 

Basutoland— Le RP. Odilon Che- 
vrier, O.M1I, missionnaire au Basu- 
toland depuis près de 12 ans, doit fai- 
re prochainement un voyage au Ca- 
nada. Ce sera un voyage de repos. Il 
axrivera probablement dans son pays 
natal au mois de mars 1936. 


LE VOTE DE L'ALBERTA 


Les députés “Crédit Social” ont pris 
46.5% des sièges fédéraux. A l'élection 
provinciale le C. S. a eu 542% des vo- 
tes avec 88.8% des sièges. Environ: 
64,000 voteurs albertains n'ont pas 
voté à l'élection fédérale. 

Le “Crédit Social” à eu 53,000 votes 
de moins à l'élection fédérale qu'à! 
l'élection provinciale. Le total des vo-; 
tes donnés aux autres partis sur- 
passe le nombre de votes donnés au 
C. S. 


PARIS — Après avoir visité le 
Saintonge, pays de ses ancêtres; 
Lourdes et Bordeaux, Son Emi- 
nence le cardin2l Villeneuve 
est revenue à Paris avec sa sui- 
te et elle a été l'invitée de S. 
E. le cardinal Verdier. 


LE CERCLE ST-JOACHIM 


‘YA TON CHEMIN’ et ‘L'INSPIRATION? 


AVEC UN RICHE PROGRAMME MUSICAL 


présentera, le 8 nov., à 8:15 
à la salle de l’école séparée 


VTT TT IT TT TO I TT TT Se 
PPOOGDHDODODDOODODODODODODODODODIDODODOSDOSTOOTTODOSO 
A A ER Re cn fn An ln bn 2 A A AN AN A ADN AREA A 


DINER-CAUSERIE 


“HOTEL CORONA, DIM. LE 17 OCT., A 6:30, E 
.  Conférencier: DOCTEUR LOUIS-PHILIPPE MOUSSEAU | 


Artiste lyrique: Jacques SYLVESTRE 
2 
DESONDO SP ODODNDDDODODOODODDOPOODOODOCOOTODDO0O00000000 


+ era mr _. 
A À F ae 


SOUPER—CONCERT — LE 11 NOVEMBRE 


À ST-ALBERT 


1 Repas aux fêvres; 2— Concert en deux parties: 
3— Pièces française et anglaise, par le Cercle Grandin. 


INTERMEDES: 1— Stampede—garcons: 2— Mon ami— : 
petites filles; 3-—— Bingo. 


LA SURVIVANCE 
RTE EE SR EEE 


a aa 


UN EMPRUNT DE $75,000,000 


Nouvelles Provinciales 
OTTAWA — L'hon. Charles Dun- É SR 
ning, ministre des Finances a annon-}| Edmonton— Il y a eu une moyenne 
cé vendredi dernier qu’un nouvel em- | de 2,023 familles assistées cette an- 
prunt de 75 millions serait conclu née par la ville. Les dépenses d’en- | ‘ 
lundi. L’emprunt se fera pour 4 ou|tretien se chiffrent à $828,403. jus- 
19 ans % à 2 et 3 pour cent respec- | qu’à date. L'année dernière, elles s’é- 
tivement. levaient à $803,028, et la ville comp- 

L'emprunt de 4 ans remboursable | tait 2,161 familles secourues. Ces chif- 
le 15 nov. 1939 est offert à 99.43 et | fres ont été rendus publics par M. H. 
celui de 19 ans, remboursable le 1\F McKee, directeur spécial du se- 
juin est offert à 98 %. cours. 

La Bonque du Canada fait l’em- 
prunt. 


NOUVELLES NATIONALES 


… Montréal.— Pour la première fois 
äans l’histoire, les provinces de Qué- 
bec et d'Ontario mettront en vigueur 
simultanément deux codes de travail 
ideùtiques couvrant les salaires et les 
heures de travail dans l’industrie de 
l'habillement, à la suite de négocia- 
tions dans les deux provinces avec 
les employeurs et les employés. 


EDMONTON — L'“Alberta Motor 
| Association” prendra sous peu des 
mesures pour faire amender la loi 


DES PORTS ADMINISTRES 


PETITES NOUVELLES 


NOUVELLES INTERNATIONALES 


tès, mélés à une affaire de corrup-|,,, Alta, lesquelles soumissions de. 
tion politique, ont été livrés aux}. ont être cachet £es, adressées au 
mains de la justice. Xls avaient per- 
mis l'ouverture d'un casino, après a- 
voir reçu, à cet effet, la somme de 
$68,000. Ce scandale a provoqué une 
crise ministérielle. st 


6 NOVEMBRE, less 


Le ministère des Travaux public 
recevra jusqu’à midi, le jeudi 21 no. 
vembre 1935, des soumissions pour la 
fourniture et l'installation de nouvel. 
les pièces d'aménagement intérieur 
dans l'édifice public de Fort-McMur. 


EE ne) 
nremranent 
0 


MADRID -— Huit députés des Cor- 


soussigné, et porter sur l'enveloppe, . 
en sus de l'adresse, les mots: “Sou. 
mission pour aménagement intérieur, 
édifice publie, Fort-McMurray, Alta 

On peut consulter les Plans et le 
devis, et se procurer la formule de 
soumission aux bureaux de l'archi. 


PORT AU PRINCE, Haiti — Au 


PAR 3 FONCTIONNAIRES 


Le gouvernement a aboli les com- 
missions du port et a confié toute 
l'administration à trois fonctionnai- 
1es, le sous-ministre-adjoint de 1a ma- 
rine, le colonel À. E. Dubuc, ingé- 
nieur-en-chef du département des 
travaux publics et le sous-ministre 
adjoint des finances. 


AGEE DE 110 ANS 


La plus vieille femme de 
Grande-Bretagne savou- 
re encore son thé 


Soupçonnée d'être Ia plus vieille 
femme, en Angleterre, Mme Caroline 
Merriott à célébré le 110ème anni- 
versaire de sa naissance à l'hôpital 
de Mayday, Croydon, en remplissant 
les fonctions d'hôtesse à un thé. 

Habillée de son plus beau linge et 
coiffée d’un bonnet blanc tout neuf, 
elle découpa un gâteau de fête de 
naissance spécialement préparé pour 
cet événement et reçut fort aimable- 
ment ses amies. 

En dépit de son âge, Mme Merriott 
est encore une femme alerte, en plei- 
ne possession de ses facultés mentales, 
et sa voix est d’une vigueur surpre- 
nante. Elle mange ses trois repas quo- 
tidiens et boit avec beaucoup de sa- 
tisfaction plusieurs chopines de thé. 

À sa naissance, elle était si fragile 
que ses parents ne pouvaient l’habil- 
ler. Elle aime rappeler cette histoire 
de son père où l’un de ses oncles pa- 
ria la somme de 100 livres qu’on 
pourrait la loger dans un pot d'une 
pinte. 

“ Is essayèrent, dit-elle joyeuse- 
ment, et ils réussirent.” 

Née à Tooting Corner, dix années 
après Waterloo, Mme Merriott se rap- 


pelle la guerre de Crimée, les troubles | 


de la “Corn Law’ et le couronnement 
de la reine Victoria. Elle s’est mariée 
deux fois et son second époux mou- 
rut en 1906. | 
Elle travailla dans une buanderie 

jusqu'à l’âge de 85 ans. 
—News of the World 


NANKING, Chine — Un assassin 


| chinois a fait feu sur le premier mi- 
Ministre Wang Ching Wei et sur trois 


dé ses ministres et les a blessés sé- 


M rieusement. L'assassin fut tué ‘quel- 


ques secondes après son agression. 


VIENNE — Hitler a prié un chirur- 
gien juif de bien vouloir l'opérer à 1a 
gorge et ce dernier a refusé ses ser- 
vices au dictateur de l'Allemagne. 


AVIS AUX ABONNÉS 


À partir du ler janvier 1936, 1 
tera le système commun des journ 


‘Administration de 


La Survivance adop- 


aux en Ce qui regarde l'abonnement. 


TOUT ABONNEMENT SERA PAYABLE D'AVANCE 
"2" "CTENT SERA PAYABLE D'AVANCE. 


Ceux de nos abonnés, par conséquent, dont l'abonnement ne serait 


pas à date sont priés de se mettre en relation avec 

journal pour en arriver à un règlement avant la fin 
| ‘Tout abonnement en arrérage et pour lequel 

sollicité de règlement cessera le 1er janvier 1936. 


l'Administration du 
de l’année. 
l’abonné n'aura pas 


Après cette date, les comptes d’arrérages seront transmis à une 


Agence de Collection qui se chargera d’ 
d’arrangement préalable entre ]’ 


L'abonnement 
au Secrétariat de 1 
vivance. 

La commission ordinaire sera crédi 
abonnement perçu d’une façon ou 
tariat Général. 


À Pavenir, un avis sera envoyé à chaque abonné un mois avant 


l'échéance de son abonnement. 
L'abonné est prié de renouveler son abonne 
pour éviter toute interruption dans l’ 


L’abonné ne doit pas s'offusquer de cet avis. Ce sont les termes or- 
dinaires de tous les journaux du pays, termes qui rendent service autant 
à l'abonné qu’au journal en ne permettant pas l'accumulation d’arrérages. 


Prière de se mettre en relation avec La Survivance avant la tin de 
l'année pour tout règlement d'arrérages dans l'abonnement. 


tée au Cercle local pour chaque 
l'autre par l’A.C.F.A. et payé au Secré- 


ment dans les 30 jours 
envoi du journal. 


en faire la perception—à moins 
abonné et La Survivance. ( 


peut être payé au Cercle local, au Secrétaire-Général, 
A.C.FA., ou directement à l'Administration de La Sur- 


A 


adoptée récemment par Îe conseil mu- 
| nicipal, concernant Ja fermeture de . 


tous les relais d'essence de la ville à | CC de ; À 
huit heures du soir. L'Association sus- | en arrière de Saint-Godefroy son 


dite fera circuler et signer une pé-! Parties de Chicotimi le 31 oct. Ces 
tition demandant l'amendement de|familles représentent une centaine | 
cette loi contre laquelle les touristes, 
les hommes d'affaires ont déjà porté 
es plaintes. 


anciens Acadiens pour le plupart qui 
reviennent à la terre, délaissée pour 
l'industrie pendant quelques années. 


EDMONTON — Vingt futurs agro- 
nôme de la province ont entendu 
Thon. M. W. N. Chant, ministre de 
Yagriculture dans le cabinet provin- 
cial, dans une causerie prononcée au 
cours d'un banquet intime qui eut lieu 
à l'hôtel Corona, mercredi. 


Sherbrooke.— L'Académie St-Jean, 
Baptiste de Sherbrooke Est, sous la] 
direction des Frères du Sacré-Coeur | 
fétera le 17 novembre prochain le! 
cinquantenaire de sa fondation. Elle 
vient de fonder une Amicale de ses 


‘anciens élèves. 


GRANDE-PRAIRIE — La froide 
température qui vient Ge s'abattre 
dans la région de la Rivière-la-Paix, 
a arrêté les battages et il est proba- 
i ble qu’une grande quantité de grain 
restera sur le champ. 


es 


Ottawa,—Lle gouvernement prendra 
immédiatement les mesures nécessai- | 
res à l’application effective des sanc- | 
tions économiques contre l'Italie, tel- 
les que proposées par la ligue des Na-; 
.:tions, vient de déclarer l’hon. M.! 

QUESNEL — Le docteur Wallace | King. Le Canada cependant ne se 
A. Watson de Pouce Coupé vient d’é-|liera pas par l'adoption de sanctions 
tre condamné à un an d’emprisonne- | Militaires, à ajouté M. King. 
ment sous une accusation d'homicide 
involontaire, à la suite dé la mort 
&e Oscar Tannhauser, fermier surve- 
nue au mois de février 1935, dans 
un hôpital de Pouce Côupé, des sui- 
tes de la négligence de l'accusé. 


Québec.— Les élections provincia- 
les sont fixées au 25 novembre pro- 
chain et la mise en nomination des 
candidats aura lieu le lundi, 18 no- 
vembre, soit une semaine avant la 
président de la Banque de Toronto 
et @e plusieurs autres entreprises fi- 


| 
votation. C'est le dix-neuvième appel 
Wood de Oakville a été élu à l’una- 


| MEDICINE HAT — Le révérend D. 

T. IL. McKerroll, modérateur de l’as- 
semblée générale de l'Eglise presby- 
térienne du Canada, a déclaré, au 
cours d’une conférence prononcée ici 
ces jours derniers, qu'il existait un 
sentiment de complexe d'infériorité 
parmi certains Presbytériens. 


Toronto— William G. Gooderhan, 


au peuple dans la province de Québec 
depuis la Confédération. 
rancières est décédé ici ces jours 
derniers. 

Portage-la Prairie, Man, — JS. 
nimité président des Fermiers-Unis 
äu Manitoba à la 33ème réunion an- 


nuellé de cette association. - 


LETHBRIDGE — La Chambre de 
commerce de Lethbridge a adopté à 
l'unanimité une résolution s'opposant 
à l'abolition du département de la 
publicité par le gouvernement pro- 
vincial. 


Régina.— L’honorable W.J. Pat- 
terson, ministre des ressources natu- 
relles, à été élu premier ministre de 
la Saskarchewan en remplacement de 
Thon. M. Gardiner qui à récemment 
démissionné ‘pour entrer dans le ca- 
binet de M. King. M. Patterson est 
le sixième premier ministre de la Sas. 


FAUST — Le récolte des pelleteries | : 
EDMONTON PR la dernière as- 
semblée de la Commission des Ecoles 


domestiques dans la région du : 
publiques, le président de cette a Trois-Rivières.— Plus de 300 per- 


Lac des Esclaves surpasse celle des 

années précédentes. La plupart des 

pelleteries viennent de martres. 

mission, le docteur W. Morrish a fait sonnes ont récemment assisté à un 
la déclaration suivante: à moins d’un banquet du Conseil provincial des! 
changement radical dans le système Unions des employés de moulins à 
de la perception des taxes, la Com-|papier. A l'heure des discours, les 
mission scolaire se trouvera en pré-|orateurs ont souligné l'importance de | 
sence d’une véritable crise au cours | /:nqustrie papetière dans la province 
de l'année prochaine. Nous devrons de Québec et indiqué les moyens de: 
voir à ce que le gouvernement allège Îla développer sur une base plus 
le fardeau des taxes supporté seu- | solide | 


lement par les propriétaires. 
DANS QUEBEC yen de résoudre le problème des se- 
EE # cours à Vancouver est préconisée par 


Deux députés, MM. E. Fortin, de |le maire G. G. Tucker. Ce qui me 
Beauce et W. Grant de Champlain | frappe, dit M. ‘Tucker, c'est l’absen- 
ont résigné leurs sièges et ont étéice de toute preuve que le problème 
nommés régistrateurs. ‘ isoit étudié avec un esprit chrétien. 


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Vancouver.— La prière comme mo- 


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Québec— Selze familles établies |, ins 2,000 personnes sont mortes Ou 
ectivement dans le canton HOpe| ai urues dans une tempête qui a ra- 


de membres, tant adultes qu'enfants, | itfrent de la faim. 


vagé la. presqu'île du sud de Haiti 
Et il y a des milliers de personnes qui 
sont actuellement sans foyers eb qui 


LONDRES — Le parti travailliste 
de Grande-Bretagne dans un mani- 
feste attaquant le gouvernement na- 
tional, annonce qu’il prendra des me- 
sures en vue d’abolir ia Chambre des 
Lords, s'il est porté au pouvoir aux 
élections du 14 novembre. 


LONDRES — Le gouvernement na- 
tional qui cherche à se faire réélire 
le 14 novembre à lancé son manifeste 
dans lequel il déclare que les accords | 
économiques d'Ottawa conclus en 1932 
ont été profitables. Le manifeste du 
parti libéral dit que les quatre an-; 
nées du régime actuel ont été ‘“‘qua-, 
tre années stériles.” 


: SHANGHAI — L'ambassade japo- 
naise dit que 2 matelots américains 
ont insulté récemment le drapeau ja- 
ponais à ‘Tsingtao et que c'est par 
hesard qu'ils ont échappé à la fu- 
reur de la foule. Ces deux matelots 
auraient, sous l'influence de l'ivresse, 
descendu un drapeau du temple de 
Tingtao, et l’auraient foulé aux pieds. 


| 


tecte en chef du ministère des Tra. 
vaux publics, Ottawa, de l'architecte 
résident, édifice de l'Assistant Rece. 
veur Général, Calgary, Alta., du con. 
cierge, édifice public, Edmonton, Aita. 
et au bureau de poste de Fort-Mrc. 
Murray, Alta. | 

On ne tiendra compte que des sou. 
missions faites sur la formule four. 
nie par le ministère, conformément 
aux conditions contenues dans ladite 
formule. 

Un chèque égal à 10 pour 100 qu 
montant de la soumission, fait à l'or. 
âre du ministre des Travaux publics 
et visé par une banque à charte, au 
Canada, devra Accompagner chaque 
soumission. On acceptera aussi com- 
me garantie des bons au porteur du 
Dominion du Canada ou de la Com. 
pagnie des chemins de fer Nationaux 
du Canada et de ses compagnies 
constituantes, garantis ‘sans condi. 
tion par le Dominion du Canada, 
quant au capital et à l'intérêt, ou les 
bons susdits et, s’il y à lieu, un chè. 
que visé pour compléter le montant. 

Par ordre, . 
N. DESJARDINS, Sec. 
Ministère des Travaux publics, 
Ottawa, le 2 novembre, 1935. 


SE D PRE 


GENEVE — À une récente séance | Essayez ce bon café spécial de 


tenue par la Commission “Pro Deo”’, il 
ressort des rapports présentés, que la 
persécution dés croyants et l’action 
en vue de ‘“déraciner” la religion con- 
tinuent sans relâche en Russie sovié- 
tique et au Mexique, avec des moyens 
toujours plus perfectionnés. 


WASHINGTON — On annonce que 
M. J. F. Burt actuellement dans le 
service diplomatique à Montréal, a été 
nommé consul des Etats-Unis à Ot- 
tawa. . 

J.-D. Johnsonan, consul à Hamil- 
ton, Ont., devient consul à Madrid; 
R.-W. Benton, est nommé vice-con- 
sul à Montréal; A.-B. Foster devient 


aussi vice-consul à Montréal, Richard | Thé spécial de Ceylan 


. 


W. Byrd, vice-consul à Ottawa, D. 
MacaArthur fils, vice-consul à Van- 
couver; E.-G. Matthews, aussi vice- 
consul à Vancouver, R.-B. Memmin- 
ger et S.-R. Tyler, fils, vice-consul à 
Toronto, R. Jakes, commis du con- 
sulat à Varmouth, Nouvelle-Ecosse. 


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